Journal de bord d’une année atypique

Hello, hello

On dit parfois qu’en observant les premiers jours de l’année, ça nous donne une tendance globale sur notre perspective future…
Ce n’était clairement pas une année à jouer au loto. Si j’avais su, j’aurais délibérément choisi d’hiverner. Je ne vous dis pas tout par ici, mais ce ne fut pas une période simple. Elle fut riche en rebondissements pour le palpitant, mais pas toujours positivement malheureusement. Au final, je finis 2020 avec les mêmes problématiques que fin 2019, avec cette impression de temps gâché et d’inaction alors que j’ai pagayé sans relâche…
J’ai essayé de rédiger mon bilan annuel en choisissant un code couleur :
Bleu = positif / Noir = neutre / Rouge = négatif
Comme vous pourrez le constater, ça avait pas trop mal démarré, j’avais espoir et puis ce fut la chute et l’enchainement de « drames ».

 

01 Janvier 2020 :
Ma tante nous appelle en pleurs pour nous raconter comment le meilleur ami de mon cousin (28 ans) s’est tué accidentellement le soir du réveillon, devant lui.

03 janvier :
J’ai rendez-vous avec un psychologue du travail chez Pôle Emploi pour essayer de dénouer ma situation, chercher des solutions et me sortir de la précarité des ASS.
Il me propose de m’aider à monter un dossier auprès de la MDPH pour obtenir une reconnaissance handicapée, des formations allant avec pour me reconvertir, voire une potentielle aide AAH.
Après plusieurs mois d’errance face à ma situation où la médecine du travail s’opposait à ma reprise d’activité dans ma profession, jugée trop fatigante pour moi, et où la SS faisait la sourde oreille, enfin une lueur d’espoir…
De plus, il raye mes anciens métiers de sa base de données et m’interdit de perdre mon temps à postuler dans mon ex-domaine d’activité.
J’ai choisi d’être « Rédactrice de contenus web » en attendant d’y voir plus clair, même si je sais pertinemment que là où j’habite ça n’existe pas.

10 janvier :
C’était ma dernière séance de kiné et j’ai toujours les articulations de l’épaule et du poignet gauches bloqués.
Après plus de 8 mois de souffrance et d’incapacité quotidienne (c’est utile un bras qu’on peut bouger), c’est une épreuve morale de ne percevoir aucune amélioration.

23 Janvier :
Je vois sur Pôle Emploi le poste de mes rêves et je me mets à y croire!!! Peut-être qu’enfin la chance va me sourire.
La directrice est une collègue, je fais du bénévolat dans cette structure depuis 1 an. Mon CV et expériences collent à 100%.

29 janvier :
Je fais un A/R sur Marseille pour voir mon généraliste qui m’aide à bétonner mon dossier médical pour ma demande MDPH en me disant que je devrais y parvenir sans problème.

06 février :
Mon maire me propose de devenir conseillère municipale sur sa liste (unique) pour les élections. Sachant que je fais beaucoup de bénévolat pour la commune et que les habitants m’apprécient, il voudrait que je l’aide à moderniser son approche, à gérer sa communication, et à être plus présent sur les réseaux sociaux.

19 février :
Piratage de mon blog, remis à zéro, vierge, j’ai bien failli perdre 8 ans de boulot malgré mes sauvegardes récurrentes.

20 février :
Ma mère tombe malade, vraiment malade comme un chien, une vilaine pneumonie carabinée (mais pas le covid dit-on à l’époque car pas de test)…

28 février :
Je fête mes 40 ans… toute seule. Mon père m’a acheté un gâteau que je mange dehors sur la terrasse, dans le froid glacial, en jogging moche, pour ne pas risquer une contamination.

J’apprends aussi ce jour qu’une deuxième liste de fervents opposants au maire vient de s’inscrire aux élections municipales.

05 mars :
Réception d’un courrier recommandé.
Souvent ça pue mais là, c’était une copie de mon dossier médical pour la MDPH suite à une demande formulée auprès de la médecine du travail pour en obtenir une copie (après harcèlement).
Joie et bonheur de constater qu’il était vide, mise à part mes tests ophtalmiques dont on se fout royalement, j’y vois parfaitement. Ravie d’apprendre que des gens qui me mettent des bâtons dans les roues pour conserver un emploi depuis des années ne font pas leur job en laissant un dossier entièrement VIERGE alors que j’ai une pathologie invalidante nécessitant des aménagements!

08 mars :
Nous parvenons à nous réunir au restaurant pour fêter les 80 ans de mon oncle qui souffre d’un cancer virulent. Les médicaments de chimio se font rares ou sont réservés aux plus jeunes.
Il a peur de ne pas tenir encore bien longtemps alors il était heureux de tous nous rassembler malgré le contexte morose de pandémie qui nous frappe de plein fouet.

15 mars :
Nous perdons les élections municipales… Après une campagne difficile (et je ne pensais pas devoir dire ça dans un village de 1100 habitants), les électeurs ont manifesté un besoin de changement et de renouveau. Ils ont opté pour la jeune équipe inexpérimentée qui leur a promis monts et merveilles avec un budget proche du néant…

17 mars/ 11 mai :
Confinement. 2 mois d’enfermement dans ma campagne perdue à jardiner, au soleil. Alors certes, pas le pire des confinements, j’ai été plutôt privilégiée, mais il faut aimer la solitude car à part des sangliers, renards, chats, je ne croise pas âmes qui vivent.

Et puis j’ai dû faire le deuil de fêter mes 40 ans en famille, ainsi qu’avec mes amis (ce qui était prévu le 24 mars). 10 ans que je n’avais rien pu célébrer pour x raisons, la déception fut incommensurable.

28 avril :
Mort du chien de ma voisine qui me tenait compagnie chaque jour… RIP

25 mai :
Face à la crise du Covid, la création du poste de mes rêves a été annulée, sans certitude d’être recréer l’année prochaine.

28 mai :
Ma nouvelle conseillère Pôle Emploi fait un point avec moi et me fait postuler en candidature spontanée auprès de toutes les structures similaires. J’ai beau lui expliquer qu’elles sont toutes fermées pour une durée indéterminée, elle insiste. Bilan, zéro retour après des dizaines d’envois, c’était à prévoir.

01 juillet :
L’été arrive mais c’est une sensation bizarre car toutes les manifestations/ divertissements sont annulés. Notre village va passer de 1100 habitants à 10 000 en l’espace de quelques jours et je ne suis pas prête à me confronter à tous ces touristes en période de pandémie. Ajouté au 40 degrés, je vais être à nouveau en confinement estival.

J’ai rendez-vous avec le nouveau maire pour mes activités bénévoles. Je gère un jardin communautaire au sein d’un musée. Bref, il en ressort qu’il est très content d’avoir des gens actifs (et gratuits) sur la commune mais il ne confirme pas notre budget annuel (200€). Il rejette nos devis mais nous autorise à en refaire d’autres, uniquement pour du petits matériels strictement nécessaires et nous explique de nous débrouiller pour tout le reste. Un jardin sans graines ou plantes, ça va être tout un concept. J’ai vraiment failli démissionner…

02 juillet :
Visite chez le dentiste. Avec le covid, il n’a pas le droit de me soigner, c’est original.
J’en sors tout de même avec un devis à 420€ (quasi tout à ma charge) pour changer un pansement sur une molaire.
Étant dans l’impossibilité de payer une si grosse somme, je suis bonne pour me le faire offrir en cadeau pour mes 40 ans.
Moi qui me plagnais des cadeaux de merde que je recevais la plupart du temps, au moins celui-là, je m’en souviendrais longtemps…

18 juillet :
Ma première séance de médecine chinoise. J’ai été bluffée.
Elle m’a juste tenu le poignet et m’a sorti mon compte-rendu médical des 20 dernières années alors qu’elle ne m’avait jamais vue!

Seul point positif du covid, mes voisins, presque tous en résidence secondaire, m’ont prêté leurs piscines durant leurs absences.
Ça m’évite la rivière sur-peuplée.

06 août :
La foudre a détruit notre box + mon système CPL à 80€ = plus d’internet ni TV. Idem chez les voisins (même ceux qui avaient débranché leur box)
Le plus fort, il n’y a pas eu d’orage à moins de 50km… Un mystère toujours non résolu.

26 août :
Je me retrouve les fesses parterre sans rien faire, devant ma porte d’entrée… Ma cheville a lâché subitement, sans préambule.
Bilan : entorse et immobilisation pour au moins un mois

 

 

30 août :
Je suis réveillée par le téléphone qui ne cesse de sonner (un dimanche?)
Décès de ma mamie. Et c’est à moi de réveiller mon père pour lui apprendre le départ de sa maman.
Je devais descendre fin septembre pour la voir. Avec le confinement, ça faisait longtemps que je n’avais pas pu le faire.
Elle ne m’aura pas vu fêter mes 40 ans… Pas de retour en arrière possible.
C’est une part de ma vie qui s’en va avec elle.

01 septembre :
Réveillée en fanfare par ma mère tambourinant à ma porte.
Mon père vient d’être emporté par le SAMU pour une suspicion de crise cardiaque.
Je dois trouver une solution pour récupérer sa voiture (enfin celle de ma grand-mère, morte) pour éviter une mise en fourrière à cause du passage du Tour de France.
Rappel, avec mon entorse, je ne peux pas conduire, ni marcher… Merci les voisins qui sont venus nous prêter secours.
Diagnostic : péricardite aiguë sèche (attaque virale/ bactérienne de la poche entourant le cœur). Potentiellement à cause du port du masque (merci Manu)

04 septembre :
Enterrement de ma mamie… sans nous…
La condition physique de mon père ne nous permettant pas de faire 500km A/R pour un dernier adieu.

07 septembre :
IRM de mon épaule.
Toujours un gros épanchement de synovie et une articulation très abimée par une tendinopathie.
Des restes de mon ancien métier où il fallait porter beaucoup de poids.
Pas grand chose à y faire à part s’en servir le moins possible (plus facile à dire qu’à faire).

08 septembre :
J’apprends par courrier que toutes mes demandes auprès de la MDPH ont été refusées. Cause invoquée : pas assez handicapée (il faut une incapacité supérieure à 50%).
Donc j’ai officiellement le cul entre deux chaises : trop handicapée pour garder mon métier mais pas assez pour avoir le droit à une alternative…

24 septembre :
Je fais un A/R sur Marseille pour voir un spécialiste car avec le Covid, je n’ai pas pu consulter depuis presque 1 an et je dois être suivie.
Il m’a gardé 7 minutes… 7 minutes pour 5 heures de route. J’étais pas rentrée dans son cabinet qu’il m’a pris ma carte vitale.
Il ne m’a pas examinée et lorsque j’ai évoqué mes soucis de fatigue, il m’a dit d’aller chez mon généraliste, que c’était pas son domaine.

Je me suis arrêtée 15 minutes boire un thé avec ma meilleure amie, avec cette impression insoutenable qu’on commettait un péché à se mettre en danger ainsi (car elle souffre d’une pathologie très grave)!

29 septembre :
Ce jour a un goût amer car c’était la deuxième date choisie pour fêter mon anniversaire avec mes copines.
C’était sans compter sur la fermeture des restos à Marseille. On devait aussi aller à la foire = annulée.
Bref, ça fait 1 an que j’ai pas vu mes amies et 1.5 ans ma famille.
Ma dernière sortie au resto ou pour faire du shopping remonte à novembre 2019.
Je suis vraiment lasse de cette situation.

16 octobre :
Demi-journée d’examens à l’hôpital pour une radio/écho de ma cheville.
La salle d’attente est digne d’un métro en heure de pointe. J’y suis restée 2h30.
Je dois faire une IRM. Certainement un arrachage ligamentaire.
Je dois voir un spécialiste. Possible opération ou plâtre, je suis ravie.
Finis les talons pour une durée indéterminée.

24 octobre :
Allez hop, un petit couvre-feu alors que je vis au fin fond de la cambrousse…

27 octobre :
Je parviens enfin à avoir RDVS chez le dentiste pour réparer ma dent.
Ce connard m’a bloquée la mâchoire, je dois maintenant faire des séances de kiné pour y remédier.

29 octobre :
Ma meilleure amie menace de se suicider et je suis à plus de 200km d’elle, elle ne répond plus à mes appels.
Un bon coup de stress lorsque l’on sait que chaque minute compte et que l’on se sent impuissant.
J’ai appris à la même période le suicide d’une personne âgée de ma famille proche…

30 octobre :
Re-confinement… Heureusement que j’ai des feuilles mortes en pagaille à ramasser… parce que le moral n’est pas bien haut.

13 novembre :
Mes seules sortie sont pour aller à l’hôpital, ce n’est pas très glamour. Coucou l’IRM (2 en 2 mois, je peux souscrire à un abonnement).
Bonne nouvelle, ma blessure à la cheville est moins grave que prévue, juste des séances de kiné à faire (enfin, y a 6 mois d’attente, alors).

12 décembre :
Mort du petit Zouzou, le chat de ma voisine qui était le meilleur pote de ma Shasha.
On me prévient qu’il était atteint d’un virus mortel et que la mienne pourrait être condamnée car elle partageait sa gamelle!!!

17 décembre :
RDVS en urgence chez le véto. Après le test, miracle, elle n’est pas contaminée.
Par contre, ce connard utilise un produit paralysant sur mon chat qui lui, a bien failli la tuer!!!

24/25 décembre :
Comme bien souvent, je passe les fêtes seule, avec mes parents qui s’étripent et s’époumonent alors que j’ai une migraine épouvantable.

30 décembre :
Tentative d’escroquerie Paypal via le market place de Facebook. Faut toujours bien finaliser une année de bouse.
Alors heureusement que je suis vigilante, que je connais les techniques de vol mais que d’énergie que je n’ai pas, perdue…

 

Voilà, au final, un constat pas glorieux :
– Des morts, pas du covid, mais des conséquences de celui-ci.
– Un anéantissement de tous mes projets professionnels et pas d’éclaircie prévue à long terme
– J’aime bien la solitude mais là trop c’est trop, mes amies me manquent cruellement,
ainsi que la capacité à faire des projets et à parvenir à se projeter dans le temps.
Bon bout d’an à vous tous, je sais que nous avons tous traversé de grandes épreuves.

 

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Reporters, nouvelles cibles à abattre?

Hello, hello,

Pour ceux qui me suivent depuis quelques temps, vous n’êtes pas sans savoir que mon
métier de base c’est photographe . J’ai démarré très jeune dans l’univers de la Presse.
C’était mon rêve d’ado et j’ai sans doute fait l’erreur de jeunesse d’idéaliser ce milieu.
J’ai vite déchanté, et c’était il y a une vingtaine d’années, donc je ne pense pas
que les choses aient pu s’arranger avec le temps et la modernisation des outils.
J’ai très rapidement bifurqué vers la vente de matériel spécialisé et le reportage archi,
avant de m’orienter dans la décoration et la gestion d’Eshop, dégoûtée par mon métier,
qui avait pris un nouveau tournant avec l’arrivée du numérique. Il fallait toujours aller
plus vite, être plus rentable, alors que la création nécessite du temps et de la réflexion,
et les reportages sont inaboutis sans sonder, s’imprégner du terrain pour
retranscrire avec le plus de justesse possible une situation factuelle.

Bref, cette petite introduction de circonstance pour vous dire à quel point je suis
écœurée de constater comment les conditions de travail de mes collègues se
sont détériorées au point d’être la nouvelle cible de l’État et de leurs chiens
de garde sur le terrain, les CRS. Des manifs, j’en ai couvert, un certain nombre,
au point que mes parents me voyaient régulièrement au JT, toujours en
première ligne dans le feu de l’action, parce que à cette époque, le fait
de se savoir filmé ou photographié par la presse, évitait les débordements
de violence inappropriée de la part des forces de l’ordre. Jamais ils ne
leur seraient venus à l’idée d’agresser une personne réalisant son travail.
Nous étions même prévenus d’éventuelles charges afin de nous protéger
des gazages et d’éviter la casse potentielle de notre matériel.
Nous n’étions absolument pas accrédités par qui que ce soit, nous
n’avions pas de carte de presse en notre possession et personne ne nous a
jamais fait l’affront de nous la demander pour pouvoir exercer notre profession!!!

Cela fait plus d’un mois qu’au travers de mes articles humeurs sur
le rôle des médias, je vous parlais de la loi liberticide SECURITE GLOBALE.

Ce qui est le plus étonnant, c’est que je me suis procurée le premier jet
de cette loi, rédigé en 2018, et il est bien différent du texte proposé
aujourd’hui à l’Assemblée Nationale. On peut le trouver facilement sur
le web en PDF (hébergée sur le site du gouvernement) :
« rapport_de_mme_alice_thourot_et_m._jean-michel_fauvergue_deputes_-
_dun_continuum
_de_securite_vers_une_securite_globale_-_11.09.2018 »
Issu d’un rapport parlementaire nommé « D’un continuum de sécurité vers une
Sécurité Globale« , il concernait principalement des modalités administratives
sur les forces de l’ordre, quels moyens leur donner, de quoi ils auront besoin
dans le futur pour la lutte anti-terroriste. Il y a déjà des passages qui,
personnellement, me font bondir (comme le transfert de compétence de la sécurité nationale
à des boites privées qui vont vouloir rentabiliser ce service et l’armement de la police municipale)
mais ce n’est en rien comparable au nouveau texte qui entrave la liberté de la Presse.

 

Il y a en effet dans cette loi plusieurs propositions qui pourraient conduire plus tard,
à une dérive et gestion totalitaire du pouvoir (utilisation de drones, reconnaissance faciale,
traitement des images en temps réel durant une manif, possibilité pour les policiers
d’accéder aux images d’interpellations, transfert de compétence à des boites de sécurité ,
privée (milice???) armement de la police municipale, autorisation des fonctionnaires
à conserver leurs armes de service en dehors du cadre de leur fonction
Je vous reparlerai des conséquences possibles dans un prochain article.

vidéo sur Watch FB (ici)

 

Mais le plus choquant est sans conteste le fameux Article 24 car sa ratification
engendrerait une modification de la loi du 29/07/1881 qui est la base la plus sacrée
de notre République : la liberté de la Presse!!! Cela interdirait toute diffusion
en direct de manifestations.
Si la prise d’image ne sera pas interdite, toute diffusion
sur les réseaux sociaux dans le but d’incriminer des agents de polices sera punissable
de 1 an de prison et 45 000€ (une peine pénale). N’oublions pas que, sans ce type d’images,
nombreuses affaires médiatiques seraient demeurées inconnues et impunies (Benalla,
Cédric Chouviat, Steve Maia Caniço, Geneviève Legay, Mohamed Gabsi, Michel...)

De plus, il n’y a pas que les journalistes
qui peuvent filmer la police mais tout citoyen en a le droit, mais cela sera
à l’appréciation des policiers qui dans l’affaire seront à la fois juges et parties.

 

Le pire, c’est que même des Syndicats de Police (dont VIGI) s’opposent à cette loi.
Je vous invite à regarder l’interview D’Alexandre Langlois, très intéressante, au cours de laquelle
il dénonce les boites de sécurités privées, mais aussi les changements opérés précédemment par
les gouvernements pour modifier le cadre d’opération des policiers, appelés auparavant
« Gardiens de la Paix » et aujourd’hui « Forces de l’Ordre« , ce qui est déjà étymologiquement
très fort. Il nous explique que leurs statuts a changé le 01/01/2014. Auparavant, leur
devoir consistait à défendre les « institutions de la République et les libertés individuelles »,
aujourd’hui, ils doivent défendre « les Institutions, les Lois et les intérêts nationaux« ,
une idée de VALLS…
Ce qui change tout à leur mission quotidienne qui est de protéger l’État et non plus les citoyens!!!!

 

Vidéo Watch FB (ici)

 

Passé inaperçu, le 16 septembre dernier, Darmanin a rendu public le nouveau
« Schéma National du Maintien de l’Ordre » (SNMO) qui a fini de révolter
les journalistes sur le terrain (publics, privés, indépendants, reporters, pigistes, syndicats)…
Couplé à la loi Sécurité Globale, il ne fait que acter l’impossibilité pour les
journalistes à pouvoir réaliser leur travail sans entrave. Ils risqueront la
garde à vue, la confiscation du matériel (ou vol/ casse comme c’est d’actualité).
De plus, ce plan prévoit que les reporters soient accrédités par les préfectures,
encadrés par des policiers, ce qui condamnera tous ceux ne possédant pas
de carte de presse (laquelle, rappelons-le, n’est pas obligatoire).
Bref, nous serons bientôt placés au même rang que la Chine.

N’oublions pas que la chasse aux sorcières sur les journalistes a déjà démarré
depuis plusieurs années, mais récemment l’affaire Willy Le Devin (Libération)
fut un choc. Il a été convoqué par l’IGPN afin de révéler ces sources (ce qui
est contraire à la loi de 1881 et à la déontologie professionnelle).

Depuis le début des revendications des Gilets Jaunes, les journalistes sont
régulièrement interpellés, empêchés de travailler, menacés, frappés, placés 
en garde à vue, leur matériel est confisqué ou détruit volontairement,
ce genre de comportement n’est pas digne d’un état républicain.

Comme lors de la rédaction de mes précédents articles, je vous ai préparé
une longue revue de presse, chronologique, sur la dégringolade
des conditions de travail des journalistes ces derniers jours alors que la
loi n’a pas été entérinée, alors imaginons ce qu’il en sera par la suite…

 

Le 18/11/2020 :
– Le ministre de la Justice annonce vouloir modifier la « loi de 1881 »
sur la liberté de la Presse afin de pouvoir sélectionner les journalistes
méritants (« ceux qui donnent de la vraie information« )???
– Le ministre de l’Intérieur annonce que les journalistes doivent être accrédités
pour pouvoir participer à une manifestation alors que cela n’a jamais été d’actualité
– LCI interrompt sa retransmission en direct après qu’une journaliste ait posé une
question jugée embarrassante auprès du porte-parole du gouvernement
– 7 journalistes sont violentés, menacés ou interpellés dans le cadre de leur travail

 

 

20/11/2020 :
– Fait historique, une tribune est co-signée par des médias de tous bords
pour réaffirmer leur attachement à la loi de 1881 définissant la liberté
de la Presse et ils appellent les citoyens à se joindre à
leurs revendications dans une Marche des Libertés.
– Malgré les fortes protestations, la loi est votée en première lecture à l’AN.

 

21/11/2020 :
– 70 journalistes nassés
-Agression de Filippo Ortona (Média TV) + matériel cassé
– Confiscation de matériel à des journalistes identifiés
– Hannah Nelson (Taranis News), confiscation de son casque lui engendrant une blessure à la tête
– Tangi Kermarrec, carte de presse à la main, a fini en garde à vue
– Meriem Laribi (RT France) menacée d’interpellation pour avoir filmé une arrestation

 

 

23/11/2020 :
Mise en exergue des violences policières
– La vidéo d’une femme, trainée par les gendarmes sur le marché d’une
bourgade du Gard, devant sa fille de 13 ans, devient virale. Ses crimes :
avoir contesté oralement une amende pour sa fille ayant le masque mal
positionné et avoir osé gouter des produits locaux offerts par un détaillant!!!
Une anecdote effroyable qui serait passée sous silence sans images…
– Évacuation violente de migrants venus protester à la vue de tous suite à
leur délogement très brutal la veille (filmé par Rémy Busine pour Brut)
– Réveil de la Presse mondiale, choquée de voir ces images dans le pays
des droits de l’homme, où l’on traite des êtres humains comme des déchets,
les enjoignant à crever en silence, loin du regard de tout un chacun.
– Des journalistes matraqués par les CRS (Rémy Busine, Florent Bardos).

 

24/11/2020 :
– Révélations d’un policier que les vestiaires de ces collègues sont tapissés
de photos de journalistes « à abattre » en cas de croisement dans une manif
– Des organismes de presse étrangers proposent alors aux journalistes visés
(ne possédant pas forcément de carte de presse) de leur en fournir une.
– Des sites de diffusion étrangers se proposent de contourner la loi française

26/11/2020 :
– La vidéo-surveillance d’un tabassage en règle d’un producteur de musique
est révélée. Elle inonde le web et choque jusqu’à l’exécutif qui demande
une enquête de l’IGPN et des mesures disciplinaires exemplaires.
– Toute la corporation média a déserté la réunion prévue à Matignon,
à la stupéfaction de Castex, alors que moi, simple citoyenne,
j’étais au courant de cette action prévue depuis plus de 2 jours…

27/11/2020 :
– Didier Lallement voit son soutien réaffirmé alors que même au
sein de l’exécutif on souhaitait son départ
– Darmanin fait part de sa volonté de faire appel à une commission
indépendante pour réécrire l’article controversé. Les députés et
sénateurs se retrouvent contraints de faire un rappel à la loi au
ministre, les lois étant constitutionnellement écrites et votées par des élus
et non par des commissions privées sorties de nulle part.

 

28/11/2020 :
-La Marche des libertés a rencontré un succès inimaginable
malgré la crise sanitaire dans 70 villes (100 000 à Paris).
– RSF dépose une plainte contre le préfet Lallement suite
à toutes les violences policières constatées dernièrement
– Le ministre de la Justice nous enjoint maintenant à filmer (???)
– Un reporter syrien ayant fuit la guerre a été défiguré par la police
Une tribune est lancée par les chaines TV pour dénoncer l’obligation
qu’elles rencontrent de faire valider leurs images avant diffusion
lorsque des policiers peuvent être vus à l’écran. Elise Lucet dénonce
la fait que les pouvoirs publics veulent s’octroyer ainsi un droit de censure.

 

Bref, ce genre de loi n’a pas sa place dans une Démocratie.
Mais nous ne sommes plus en démocratie depuis bien longtemps,
ce n’est plus le peuple qui dicte ses lois comme la Constitution le prévoit.
Nous avons transigé vers un régime oligarchique où seule une poignée de
premiers de cordée décide pour les « sans dents » que nous sommes.
Les citoyens, dégoutés par des années de politiques ubuesques,
se sont désaisis de leurs devoirs civiques pour le confier à des énarques
qui n’ont que faire du peuple et qui votent des textes de plus en
plus contestables. Il est grand temps de cesser de faire l’autruche
et de faire à nouveau valoir nos droits, pour notre avenir.

 

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DIY Changer une anse de sac

Hello, hello,

Pas le cœur à m’habiller et vous faire des looks en ce moment, désolée.
Je vous propose donc à la place un petit DIY toujours utile :
comment changer une anse de sac pour en changer le look!

Comme je vous l’avais montré, parmi mes derniers achats, j’ai déniché
plusieurs sac Marc Jacobs à mini prix mais à restaurer. Je vous ferai plusieurs
articles pour vous montrer les avant/après. Celui-ci a été rénové aussi, mais
je vais commencer par vous parler de sa anse, car il m’a été livré sans…

Côté matériel, il vous faudra 2 mousquetons, une chaine déco, des pinces
pour écarter et resserrer les maillons et dans mon exemple j’ai pris des pompons.

 

Pas facile, facile avec le confinement de trouver du matériel, mais je savais que
mon Gifi avait des porte-clés avec des mousquetons dorés donc je m’en suis
servis comme base pour transformer mon sac (ils seront amovibles). Prix : 7.80€/2
Pour la chaine, je l’ai trouvé en fin de stock dans mon magasin de Bricolage (3€)

 

ÉTAPE 1 : Séparer les éléments du porte-clés

A l’aide de ma pince à écraser, j’ai séparé chaque élément composant le porte-clés,
afin d’avoir les pompons, les anneaux et les mousquetons indépendants les uns des autres.
Puis, j’ai accroché les pompons aux anneaux de porte-clés et j’ai mis les
mousquetons sur mon sac.

ÉTAPE 2 : la chaine

A l’aide de la même pince, écarter un anneau de votre future chaine de sac.

Puis, l’insérer dans l’anneau du mousqueton en vous aidant d’une pince plus costaud
si votre chaine est aussi épaisse que la mienne. Il faut que cela soit bien refermé.

Prendre le sac à l’épaule pour voir la hauteur souhaitée et repérer le maillon à séparer
des autres pour le rallier au second mousqueton selon la même opération que la première fois.

 

Voilà, cela prend vraiment moins de 10 minutes pour changer l’allure d’un sac!!!
J’ai ensuite clipsé les pompons sur les mousquetons pour une allure rock.

RÉSULTAT FINAL

 

Tuto en vidéo :

 


 

 

 

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