Noyer le poisson

La semaine dernière, je fus choquée de voir à quel point la machine médiatique
s’était emballée sur un sujet d’une importance mineure :
une citation attribuée à tord à Georges Orwell dans son roman « 1984 » :
« En dehors du travail, tout sera interdit… Marcher dans les rues, se distraire, chanter, danser… »


Cela aurait pu être sans incidence, mais voilà, mauvais timing, ce « scoop »
est sorti le sur-lendemain de l’annonciation par le gouvernement de l’instauration
d’un couvre-feu concernant 20 millions de français, soit 1/3 de la population.
Là où toute la machine médiatique aurait dû faire corps pour dénoncer une mesure
dictatoriale utilisée ordinairement en temps de guerre (sous Pétain ou
durant la guerre d’Algérie), pas un mot n’a filtré dans ce sens…

Une certaine stupeur m’a envahi.

Comment peut-on se concentrer sur un fait aussi banal à la suite d’une annonce
aussi stratégique dans le chamboulement quotidien de tout un chacun?
Comment ne pas dénoncer une mesure scientifiquement injustifiable
qui pénalisera nombreuses entreprises, entrepreneurs et salariés,
déjà au pied du mur après la gestion calamiteuse de la pandémie?
D’autant plus que si les mesures de son efficacité ne seront absolument pas quantifiables,
les conséquences économiques ne vont pas tarder à se rappeler à nous.
Le gouvernement distribue des milliards d’euros fictifs que nous n’avons pas pour palier
à cette crise, sans nous avertir des conséquences que cela pourrait engendrer dans le futur.
A savoir que la dette publique capitalise principalement l’épargne française
ainsi que les biens publics. Elle est passée de 100% du PIB en 2019 à 125% en 2020,
avec une estimation de 6% de plus en 2021. Si la dette devait être remboursée demain,
nos créanciers seraient donc en droit de saisir nos possessions matérielles
(publiques et privés, dont la confiscation de nos comptes bancaires),
nous assujettissant à un esclavage forcé pour continuer à rembourser.
Un peu ce qu’il s’est déroulé en Grèce dans une indifférence générale.

Ce qui se déroule sous nos yeux est très grave, ne faisons pas l’autruche plus longtemps.
Les organismes de presse ne sont plus libres,
ils appartiennent à 80% à des lobbyistes proches du pouvoir.
Dans ces conditions, la presse n’est plus en mesure d’exercer son rôle informatif,
son devoir de neutralité et de contre-pouvoir nécessaire à toute démocratie.
Pire, depuis le début de l’année, chaque média gouvernemental a créé un service
dédié à la vérification de fake news/ checknews. L’AFP se démarque dans ce domaine et
n’hésite plus à publier régulièrement des dépêches qui se sont parfois avérées fausses par la suite
(Lancet, Hydrochloroquine, Raoult, chiffres INSEE détournés…).


Les réseaux sociaux se sont adonnés avec zèle à l’exercice de la censure à tour de bras
(j’en ai moi-même fait les frais avec une punition d’un mois).
La presse devient ainsi un outil de propagande au service du pouvoir établi et
il lui appartient de noyer le poisson lorsque le besoin s’en fait ressentir.
Se concentrer sur un détail, lancer un débat stérile pour faire oublier
l’information majeure et espérer que la pilule passe.

N’avez-vous pas remarqué à quel point ils sont actuellement utilisés comme institut de sondage
sur les réseaux sociaux? « Et si un couvre-feu était appliqué,
qu’en penseriez-vous? Le respecteriez-vous?
 » pouvait-on lire ces derniers jours
et PAF, l’annonce était faite 48h plus tard par le gouvernement.
Observez, c’est flagrant. Ils ne s’en cachent même pas.
En nous demandant de témoigner, ils sondent notre capacité d’acceptation et de résilience.

 

Mais la pilule ne passe pas, elle demeure coincée en travers
de la gorge de nombreux citoyens pas dupes.
Car, au fond, pour Orwell, soyons honnêtes, on s’en fout royalement
de savoir si cette citation existe, ou pas.
Si elle appartient à une œuvre dystopique, ou pas.
Elle représente juste un symbole fort, à un moment donné,
la concrétisation de notre futur pour plusieurs semaines :
notre capacité à appartenir à un monde nouveau où seul
le travail est érigé comme un dogme absolu, et où les relations sentimentales,
toutes les distractions sont jugées dangereuses et culpabilisées.

Le paternalisme gouvernemental nous infantilise à coup de publicités chocs redondantes :
on vous montre comment un simple anniversaire en famille engage votre responsabilité
et va potentiellement tuer votre mère (ah, la corde sensible de la maman)…


Ou bien elles revêtent un caractère didactique : on vous explique qu’il faut aérer
son intérieur et se laver les mains (sans blague).

Les « merdias » vous abreuvent quotidiennement de chiffres exponentiellement
plus hauts d’un jour à l’autre, sans vous expliquer ce qu’il en est réellement de leur sens.
30 000 personnes positives au PCR ne signifient pas 30 000 malades.
On ne vous dit pas qu’il faut retrancher en moyenne 30% de faux positifs
à cause de mauvais calibrages des tests,
reste 21 000.
Qu’ensuite il faut retrancher 80% d’asymptomatiques (guéris, immunisés, pas contagieux),
reste 4200.
Sur les 20% restants, seuls 5% auront réellement des symptômes, pas forcément graves,
soit environ 210 personnes/jours, sur 67 millions de français!!!

La létalité de ce virus est actuellement située entre 0.3 et 0.6% (la grippe est à 0.1%).

Oui, il y a une surplus de mortalité dans les chiffres, l’INSEE l’explique sur son site.
La tendance est à la hausse ces dernières années avec l’avancée en âge de la génération baby boom.

Lorsque l’on prend le temps de se pencher sur les vrais chiffres, on relativise.
Le gouvernement a fermé les restaurants de la métropole aixoise fin septembre
pour 15 personnes hospitalisées (avec comorbidité) et 5 en réa/200 000 habitants!!!

Pour comparer, je me suis penchée sur les chiffres de la grippe ces dernières années.
Savez-vous qu’elle a tué plus de 20 000 personnes en 2016/17, idem en 2017/18?
Soit autant que le covid. Nous n’en avons pourtant pas entendu parler.

Honnêtement, de vous à moi, si on vous avez dit l’année dernière à la même époque, que en 2020, vous devriez :

  • Rester chez vous à cause d’un confinement autoritaire durant 2 mois
  • Vous signer une autorisation pour sortir remplir le caddie, en moins d’une heure, avec la peur au ventre de tomber sur un escadron de gendarmes zélés
  • Que vous ne pourriez aller faire un jogging ou sortir le chien que dans un périmètre de 1km autour de chez vous
  • Qu’on vous interdirait l’accès aux plages, forêts, chemins de randonné, souvent déserts
  • Que vous seriez autorisés à circuler en voiture pour faire vos courses, mais pas en vélo
  • Que vous pourriez être rappelés à l’ordre par un drone
  • Qu’on limiterait vos déplacements dans une circonférence de 100km autour de votre domicile
  • Que vous pourriez être condamnés à mourir chez vous d’un simple virus, faute de place en soin hospitalier ou de réponse du 15, saturé d’appels de détresse
  • Que les hospitaliers ont été contraints de faire du tri dans les patients, que tous n’ont pas pu être sauvés faute de moyens matériels, humains et financiers
  • Qu’au lieu de répondre à l’appel au secours des soignants et d’ouvrir des lits, on a choisi de militariser le pays (achat drones, gaz, LBD, canons à eau) pour réprimer les contestataires
  • Que votre médecin a eu l’interdiction de vous soigner en vous prescrivant un traitement pouvant potentiellement vous sauver la vie, sous couvert de perdre son droit d’exercer
  • Qu’une molécule existant depuis des millénaires, commercialisée depuis 70 ans, prise par 7 milliards d’êtres humains, ayant démontré des améliorations sur la gravité des symptômes, ait été déclarée dangereuse et mortelle du jour au lendemain, sans validation scientifique, et retirer de la vente en pharmacie
  • Que la publication, dans un journal scientifique réputé, d’une étude falsifiée, rédigée par des étudiants inexpérimentés, avec des données erronées issues de data center, engendrerait l’interruption d’essais cliniques sur l’hydrochloroquine
  • Qu’un éminent scientifique serait publiquement désavoué et ridiculisé dans nos médias, alors que le monde entier a pris conseil auprès de lui et a essayé son protocole,
  • Que vous devrez contempler vos aïeux mourir, abandonnés à leur solitude, sans pouvoir intervenir, dans des EPAD coûtant une fortune mais dépourvus de tout
  • Que vous ne pourrez pas enterrer ou assister aux funérailles de proches
  • Que vous serez contraints, si possible, soit de télétravailler ou alors d’être tributaire de l’aide de l’État pour survivre
  • Que vous devrez priver vos enfants d’école et de contacts avec leurs amis
  • Que vous ne serez plus autorisés à rendre visite à votre famille, à vos amis, à vos proches, à votre compagnon
  • Que les frontières internationales et nationales seraient fermées pour une durée indéterminée
  • Qu’on vous prendrait votre température dans les lieux publics, en visant un pistolet laser sur votre front (un geste pas si banal lorsque l’on sait que cela a une incidence sur la glande pinéale et que l’on pourrait le faire au poignet)
  • Que les pharmacies ont eu l’interdiction de vous vendre des masques prétendus non nécessaires, illusoires, dangereux, puis devenus obligatoires, une fois les stocks reconstitués, sous peine d’amende salée
  • Que sous couvert d’un état d’urgence sanitaire, vous ne pourrez plus manifester votre mécontentement alors que c’est un principe fondamental inscrit dans la Constitution
  • Que vous serez contraints de porter un masque qui vous empêche de respirer, même en extérieur, alors que tous les scientifiques s’époumonent à dire que c’est inutile, voire contre-productif si mal utilisé
  • Qu’il vous faudrait faire un test PCR et remplir un dossier administratif avec un fichage QR-code pour partir en vacances
  • Que vous devrez signer un registre pour aller bouffer au resto
  • Que la diffusion de musique serait interdite dans les bars pour éviter d’inciter les gens à danser/chanter
  • Que vous serez séparés des autres par des parois en plexiglass
  • Qu’il vous faudra prendre rendez-vous pour nager une heure en piscine municipale, voire même dans les établissements hôteliers
  • Que vos salles de sport, bars, restaurants seront fermés arbitrairement du jour au lendemain alors qu’ils se sont endettés pour s’équiper et répondre au protocole sanitaire
  • Que vous ne pourrez plus toucher, étreindre et embrasser personne dans une rue sans passer pour un pariât égoïste
  • Qu’on vous demanderait de télécharger une application gouvernementale traçant vos déplacements et les gens que vous rencontrerez
  • Que les mariages seraient interdits, les fêtes de famille réglementées (6 personnes maximum) et que la délation serait encouragée
  • Que si vous avez malgré tout l’audace de vous plaindre sur les réseaux sociaux, vous serez exposés à la censure et bannis/invisibilisés durant plusieurs semaines, vous isolant encore plus
  • Et enfin, que vous aurez à respecter un couvre-feu vous imposant d’être chez vous entre 21h et 6h, vous laissant tout de même libre d’accomplir vos devoirs républicains, à savoir d’aller travailler et de consommer

Cette liste monumentale de nos libertés perdues en moins de 8 mois est invraisemblable
pour un virus ayant une létalité estimée au printemps autour de 3%,
et finalement réévaluée en septembre entre 0,3%/0,6% (j’ai rajouté une flèche sur le graphique).
Voyez par vous même, on est juste en dessous de la létalité de la ROUGEOLE,
mais avec une contagion 3 fois moins importante que cette dernière bordel!


On est très loin d’Ebola où 50% des personnes touchées meurent, ou du MERS (35%).
Il faut savoir prendre du recul, reconnecter les fils dans la caboche
pour remettre les choses dans leur ordre de valeur.

Vous m’auriez traité de quoi l’année dernière si je vous avez prédit cet enchainement
d’événements et les réponses gouvernementales autoritaristes en résultant,
sinon de complotiste, d’illuminée, de folle furieuse?

J’ai encore des centaines d’arguments à vous dévoiler mais pour l’instant,
je vais conclure en vous laissant réfléchir sur la citation de Edward Snowden,
lanceur d’alerte américain, ex NSA/CIA ayant révélé l’existence de plusieurs
programmes de surveillance de masse des américains et des britanniques.

 

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Ce bruit assourdissant qui me tétanise

Bonjour, bonjour,

J’ai eu envie de prendre mon clavier pour vous faire part de réflexions que je me suis faites en voyant l’actualité cette semaine…

Je ne sais pas si vous avez vu, mais des députés se sont prononcés pour la suppression de certaines lignes intérieures aériennes, pour résumer, toutes celles pouvant être remplacées par un trajet équivalent en train, dans un délai similaire, sans correspondance (soit trajet en avion + 2h30). Soit disant pour des questions écologiques.
Cette proposition fait partie des amendements à la Loi d’orientation des mobilités, examinée à l’Assemblée Nationale.

Je ne vais pas vous dire si je suis pour ou contre cette idée, d’autant plus que je ne voyage jamais en avion en France donc je ne me sens pas vraiment concernée par le sujet. Ce qui me gêne par contre, c’est cette sensation qu’au fil des jours, des semaines, des mois, suite à des décisions incongrues prises le plus souvent par des gens vivant dans un monde parallèle,
on me prive d’une liberté : celle d’avoir le choix.
Oui, les courts trajets en avion polluent, c’est un fait, mais infiniment moins que les gros bateaux de croisière et là bizarrement ça ne pose pas de soucis environnementaux.
Ben non, voyez-vous, les croisiéristes consomment, ça rapporte beaucoup d’argent…
Pourtant, les Ports de Marseille & Toulon viennent de recevoir le triste palmarès de Ports les plus pollués d’Europe!

Je ne peux donc m’empêcher de penser que si ces lignes sont dans la ligne de mire des politiques, c’est aussi parce que cela arrange tout le monde qu’elles disparaissent (un article intéressant à ce sujet ici). Elles ne sont pas financièrement rentables. Souvent utilisées par quelques hommes d’affaires se déplaçant à la journée ou servant de correspondance, elles ne sont pas stratégiques.
Mais il serait mal vu que les compagnies aériennes les suppriment, ce serait donc tellement plus confortables qu’une loi le fasse pour elles…
Et plus pratique pour justifier un licenciement de masse (une suppression de 465 postes est déjà évoquée rien que pour Air France), sans avoir les syndicats sur le dos, voire une Grève…

 

Image par Sasin Tipchai de Pixabay

 

D’autant plus que cette réflexion arrive stratégiquement pile au même moment où la SNCF supprime des lignes secondaires.
N’ayant pas encore la possibilité de faire jouer la concurrence, le passager va se retrouver confronté à une impossibilité de choisir, ni en terme d’horaire et encore moins niveau tarifaire.
Car, autre tabou, il est parfois bien plus intéressant financièrement de prendre l’avion que le train. Selon les destinations, il en va du simple au triple!
Qui seront les vaches à lait : vous, moi, nous, mais pas eux. Pas ceux qui prennent ces décisions qui se déplacent avec un chauffeur ou un jet privé, la plupart du temps à nos frais.

Parce que l’écologie, elle a bon dos quand cela les arrange!
Lorsque l’on veut faire passer une mesure contestable, elle devient plus objective sous couvert de respect de l’environnement!

Bizarrement, la même semaine, Monsanto a appris une bien bonne nouvelle, il va pouvoir nous refiler sa merde de Glyphosate durant une durée indéterminée (à moins qu’on crève tous avant) car le gouvernement a fait marche arrière quant à sa suppression prévue sous 5 ans… Ce ne sera « pas possible« , « pas réalisable« , cela « impacterait trop l’économie« , sans autre forme de procès on enterre le projet mais on nous rassure en disant que l’on « n’a pas la certitude absolue que cela soit cancérigène« !!! Vraiment??? Ravie de l’apprendre, mais pour qui nous prend-on?

 

Image par Barrie Taylor de Pixabay

 

Dans un autre registre, dans ma région classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, on nous serine sur nos déchets, on nous interdit de faire des feux, on nous incite à moins nous déplacer, pour respecter l’environnement. Ok, je suis d’accord, mais alors pourquoi avoir autorisé les avions de l’armée à s’entraîner QUOTIDIENNEMENT, jusqu’à 3 heures par jour, dans une amplitude horaire de 9h à minuit, au dessus de nos têtes? Le kérosène, ça ne pollue pas? Le bruit et les nuisances que cela engendre ne sont-elles pas encore plus préjudiciables pour la population que le reste? Pour rappel, le Rafale brûle autour de 110 litres/min de carburant lorsque l’on pousse ses moteurs à fond (350 litres/min lorsque la postcombustion est enclenchée).
Ah, oui, ce carburant ne sera finalement pas taxé, ça ne doit donc pas coûté cher LOL! Pardon, c’est vrai, c’est payé par nos impôts donc ça ne leur coûte rien…

En attendant, à chaque passage au dessus de ma tête, le bruit assourdissant me tétanise… mes murs tremblent… c’est insupportable!!!
Je ne parle même pas des fois où ils franchissent le mur du son, cette sensation bizarre de fin du monde qui te fait frôler la folie.
Franchement, habiter la campagne, en pleine forêt, pour avoir finalement plus de bruit et de pollution qu’en ville, n’est-ce pas là une aberration???

 

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L’habitat indigne

Comme vous le savez certainement si vous me suivez par ici, j’ai quitté Marseille en avril dernier après plus de 15 ans à y résider et au moins 20 de plus à vivre à proximité. Ce n’est pas par que je n’y suis plus, que je ne me sens pas concernée par ce qui s’y passe. J’ai été horrifiée d’apprendre l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne, d’autant plus que j’ai eu mes bureaux durant plus de 3 ans dans la résidence juste en face des bâtiments effondrés… Je louais un petit RDC de 7m², refait à neuf, me servant principalement de local de stockage. Je n’y travaillais pas. quotidiennement car le web et le téléphone portable ne fonctionnaient pas.

 

Photo : copyright Mathieu Carbonnier

 

Mon immeuble était très délabré malgré tous les travaux entrepris pour l’améliorer et il était surtout mitoyen d’un bâtiment frappé d’un arrêté de péril depuis des années, qui était malheureusement squatté. Avec le recul, celui-ci était en bien pire état que ceux qui sont tombés et je m’étonne qu’il soit toujours debout, malgré la pluie… Oui parce que n’oublions pas que notre maire Mr Gaudin n’a trouvé que cette excuse aberrante pour justifier un tel drame. Il ne lui est pas venu à l’idée, ne serais-ce qu’une minute, que son ingérence y était aussi pour quelque chose, au profit de quartiers plus prolifiques financièrement pour la ville… D’autant plus que la presse locale a révélé qu’une enveloppe budgétaire de plus de 186 793€ (une subvention d’état), prévue pour la rénovation d’un des immeubles effondré, n’avait jamais été utilisée!!!

Dans ce dossier, on entend beaucoup parler de propriétaires inhumains, de marchands de sommeil, mais sachez que ce n’est pas toujours le cas. Prenons exemple sur le bâtiment que j’occupais. Il appartenait à un ami d’enfance travaillant aux Émirats. Il avait acheté ce dernier aux enchères via le web dans le but de placer de l’argent pour son avenir car son job était certes très rémunérateur, mais n’oublions pas que lorsque l’on est expatrié, on ne sait jamais pour combien de temps, tout peut s’arrêter en 24h et ne pas avoir cotisé en France vous laisse sans revenus. Il a eu la naïveté de croire ce qu’on lui a dit, n’ayant pas la possibilité de se déplacer pour constater les dégâts. Ce bâtiment appartenait à « une structure communale » qui en avait fait un logement social. On lui a présenté les choses ainsi : « le bâti est à rénover entièrement mais les rentrées d’argent sont garanties car tous les appartements sont occupés par des locataires dont la majorité du loyer est prise en charge par la CAF, donc vous avez l’assurance de toujours être payé ». Il a donc acheté en pensant faire des gros frais dans un premier temps mais avec l’assurance d’une rentabilité à long terme.

Bien entendu, la réalité fut toute autre… Rien que pour mon local de 7m², la rénovation a coûté 6000€!!! Alors je vous laisse imaginer pour le reste. Il a tout fait refaire à neuf par des professionnels, tout, du sol au plafond. Au bout d’un mois, j’ai constaté des dégâts des eaux récurrents dans le couloir et les fils du compteur électrique général arrachés (tout neufs).
Après enquête, nous avons pu constater que l’eau provenait des toilettes du locataire du 1er qui jetait sa serpillère aux chiottes lorsqu’elle était sale… Bouchant les évacuations par la même occasion. On lui en a parlé mais ça n’avait guère l’air de l’intéresser.
Les fils, c’était les squatteurs de l’immeuble d’à côté qui venaient se brancher illégalement, au risque d’électrocuter tout le monde… Inutile de vous préciser qu’à force de devoir payer plus cher en travaux de réparation tous les mois que d’argent encaissé, ce placement financier est devenu un gouffre. Si cela en était resté là, mais les squatteurs sont parvenus à occuper des appartements inoccupés entre 2 locataires, dégradant tout ce qui avait été entrepris. En l’espace de quelques mois, les peintures étaient à refaire, le carrelage arraché, les fils électriques à nu partout, les rats s’étaient invités au vue des tonnes d’ordures jonchant le sol. Bref, cet immeuble était à la limite de l’arrêté de péril, alors qu’il avait un propriétaire investi, mais désespéré par la situation, et financièrement démuni face à l’ampleur de la tâche lui incombant.
Il a tenté de faire installer des portes blindées pour palier au problème mais ils ont arraché les volets et fenêtres pour passer par la façade. Tout ça pourquoi? Parce qu’une municipalité n’a pas su intervenir à temps en murant le bâtiment voisin, d’autant plus que tout le monde était au courant de ce qu’il s’y passait et de la dangerosité de la situation.

 

Alors je comprends très bien que des pauvres gens à la rue puissent vouloir se loger à tout prix, mais pourquoi tout dégrader, ce n’est l’intérêt de personne?

Outre le drame survenu, ayant coûté la vie de 8 personnes, ce qui me choque le plus, c’est l’insouciance de la mairie dans la gestion de ce dossier. À ben maintenant que le pire est survenu, on prend des mesures drastiques mettant des centaines de gens à la rue et surtout on les prive de leur vie. Presque personne ne parle dans les médias du drame vécu par les voisins du n°39, ayant eu 15 minutes pour évacuer leur domicile sans savoir qu’ils ne pourraient jamais y revenir!!! Certains étaient en chaussons et pyjama, ils n’ont plus ni vêtements, ni papiers d’identité, plus leur traitement (comme cette dame souffrant d’un cancer). Les enfants n’ont plus de doudous, ni leurs affaires scolaires. Mais on ne les plaint pas car ils sont en vie. Leur immeuble a été détruit par les secours pour accéder aux gravats, enterrant toutes leurs affaires en quelques minutes. Ces débris ont été évacués nonchalamment, puis jetés sur la voie publique, au milieu d’un rond point en bout de ville, comme une décharge à ciel ouvert accessible par n’importe qui… Et le pire, les assurances ne peuvent rien entreprendre sans documents officiels que la mairie ne se foule pas à délivrer, donc zéro indemnité pour eux!!! Il risque d’en être de même pour les habitants des N°2, 4, 6, 41 au 59, et bien d’autres…
Sans compter les commerçants qui ne peuvent plus exploiter leur local, comme ma copine Emmanuelle de Seconde Vie au 4 rue Pythéas, qui relançait la mairie depuis 2 ans face à l’ampleur des fissures sur sa façade!!!

En l’espace de quelques jours, plus de 1000 personnes ont été déplacées et ce n’est pas fini! La mairie paie une nuit d’hôtel puis passe le relais aux propriétaires, faisant souvent la sourde oreille, laissant sans ressource et dans la rue des familles entières traumatisées. On peut lire des exemples accablants quotidiennement, comme cette dame partie un après-midi trouvant son immeuble évacué le soir, la serrure changée, aucun affichage, aucune information, et une municipalité partie en WE donc injoignable. Elle a été découverte par des voisins, en état de choc sur le trottoir… Ou bien encore ce jeune homme de 19 ans, ayant trouvé refuge entre la rue de Rome et la Canebière, orphelin, sans famille, sans revenus, choqué de s’être retrouvé à dormir dehors en l’espace de 24h… Que dire de la Maison des Associations, lieu choisi pour offrir un repas chaud aux familles déplacées, qui vient d’être fermée car le bâtiment risque de s’effondrer lui aussi.

Ce n’est plus un seul quartier qui est touché en son cœur, mais le centre-ville entier qui semble s’effondrer suite à l’incurie de son équipe municipale, privilégiant la construction de musées prestigieux démesurément vides, de centres commerciaux asphyxiant le commerce de proximité, ou d’hôtels de luxe trouvant difficilement sa clientèle. Laissant ses façades tomber en lambeaux sur des rues parsemées de trous béants et jonchées d’ordures…

 

UPDATE : Mon ancien bureau a été détruit par la municipalité de Marseille en février 2019

 

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