De la genèse à la science fiction 4 – Médocs

Nous avons abordé les dernières fois (ici) et (ici), les secrets ayant entachés les deux molécules les plus populaires pour soigner le covid : l’hydroxychloroquine (HCQ) et l’ivermectine (IVM). Nous avons pu voir ce qui a conduit à leurs évictions des protocoles, les sabotages des divers essais cliniques ou méta-analyses les incluant, ainsi que les fraudes scientifiques avérées et la censure des publications scientifiques les concernant. Je ne reviendrais pas dessus ici, je pense en avoir fait le tour. Elles partagent un défaut commun pour Big Pharma : elles sont des molécules qui ne sont plus rentables car tombées dans le domaine public. De plus, les repositionnements ne permettent pas aux chercheurs de recevoir des gratifications professionnelles (notoriété internationale, Nobel).

Elles ne sont hélas pas les seules à souffrir de cette pénalité. Je vais vous présenter dans les 3 premières parties de cet article les médicaments qui pourraient être utilisés pour soigner ou prévenir le Covid, mais celui-ci ne serait pas complet si je m’abstenais de vous parler des molécules nouvelles que les labos veulent nous vendre (très cher). Attention, je ne suis pas en mesure de vous dire si elles seront efficaces ou pas (à moins d’une étude indépendante, ou en vie réelle, puisse le confirmer). Mais vous ne pourrez plus ignorer leurs noms et pour certaines, les petits secrets pouvant nuire à leurs réputations… Je sais que cet article n’est pas facile à appréhender, très long à lire, il est plus destiné à être conservé en cas de besoin ou à informer vos médecins sur le potentiel de certaine molécule car nombreux semblent ignorer les résultats des essais cliniques car, faute de temps, ils se contentent des données gouvernementales. Je peux vous le faire parvenir en PDF sur simple demande par mail. ATTENTION, il n’est pas non plus une invitation à vous automédiquer, cela peut être dangereux, toujours demander l’avis d’un médecin avant de prendre quoi que ce soit.

Pour soigner, il faut d’abord comprendre comment le virus nous atteint. On a pu lire un peu tout et n’importe quoi sur ce virus, notamment que c’était une maladie pulmonaire. Cela est faux, elle est endothéliale (vasculaire) et ce n’est pas la même approche. Je vais simplifier un maximum pour que cela soit compréhensible par tous. Lorsque le virus entre dans votre corps, sa protéine spike va chercher à se fixer sur vos récepteurs plaquettaires ACE2 pour atteindre l’endothélium (couche interne des vaisseaux sanguins) puis elle détruit les mitochondries de vos cellules qui fournissent énergie/ l’oxygène à votre corps. Cela conduit au phénomène hypoxique (manque d’oxygène dans le sang) que l’on a longtemps attribué à un souci pulmonaire. Cela peut aussi entrainer des soucis de caillots sanguins, des micro-thromboses, les ennuis cardio-vasculaires, AVC et pleins de problème sous-jacents. Ainsi, pour soigner, tous traitements qui empêchent la liaison entre la protéine du virus et nos récepteurs semblent recommandés dès les premiers symptômes… Après 8-10 jours, on assiste d’abord à une défaillance immunitaire, puis à une tempête cytokinique (emballement immunitaire inflammatoire) qui elle, conduit à des lésions pulmonaires pouvant mener à une défaillance multi-organes. Il est souvent alors trop tard pour intervenir.

 

Les repositionnées :

 

CLOFOCTOL / OCTOFENE

Dès le début de la crise Covid, le labo Pasteur Lille s’est lancé à corps perdu dans le repositionnement d’anciennes molécules connues car ils possèdent la plus grande chimiothèque européenne.

En octobre, ils annoncent avoir découvert une molécule connue qui fonctionne in vitro. Ils demandent alors un financement à l’État pour poursuivre leurs recherches. Bilan, un silence assourdissant. C’est le milliardaire Bernard Arnault du groupe LVMH qui va leur offrir 5 millions d’euros pour poursuivre leurs travaux. Les chercheurs découvrent qu’in vivo (sur le modèle animal) cela fonctionne aussi. Ils demandent alors à l’ANSM l’autorisation de passer en essai clinique pour pouvoir le tester sur l’homme dès début février. On leur refusera le label « Priorité nationale de recherche » permettant l’accélération des processus administratifs. Dans la presse, nous pouvons lire que la décision est confidentielle et que les raisons n’ont pas à être dévoilées. Moi je vais vous la dire la raison : CAPNET, qui évalue les autorisations, est piloté par les membres de REACTing de l’INSERM, les mêmes qui ont dévalué Raoult, l’IHU, toutes les autres molécules repositionnables et qui roulent à coups de gros liens d’intérêts pour Big Pharma… La même semaine où était refusé le label pour Pasteur Lille, la voie royale fut établie pour les monoclonaux, hasard calendaire sans doute…
Bilan, il s’en est fallu de peu que les scientifiques de Pasteur Lille soient contraints d’aller faire leur essai clinique à l’étranger!!!
Ils ont obtenu l’autorisation le 07/04/21 mais cela a eu pour conséquence de retarder la mise à disposition éventuelle du produit initialement prévue pour juin…

Action du Clofoctol :
– Pris aux 1er symptômes, il réduit la charge virale et évite la contagion
– Pris plus tard, il évite les formes graves car il soigne les infections respiratoires.

 

Le 13/06/2021, Pasteur Lille a obtenu le feu vert des autorités pour enfin tester son suppositoire…

 

COLCHICINE

La Colchicine est un anti-inflammatoire, un alcaloïde extrait d’une plante de la famille appelée « poison des fuseaux ». Elle soigne la goutte, la maladie de Betiget, les péricardites aigües idiopathiques. Elle ne doit pas être administrée avec un macrolide. Elle est autorisée par l’ANSM depuis le 03/02/1995.

Testée dans l’essai COLCORONA au Québec (ClinicalTrials.gov number : NCT04322682), sur des patients non-hospitalisés (essai arrêté le 20/01/21 pour des soucis logistiques), c’est le Dr Jean-Claude TARDIF de l’Institut cardiovasculaire de Montréal qui a découvert son efficacité sur le covid19 et l’a publié dès le 27/01/2021 (pré-print).

S’en est suivi, comme pour l’HCQ, une nuée d’articles fact checking dans nos médias pour expliquer son inefficacité et son extrême dangerosité (on va lui reprocher sa marge thérapeutique étroite et la possibilité d’engendrer des embolies pulmonaires) …

Elle sera ensuite testée dans l’essai britannique Recovery par les Pr Peter Horby & Martin Landray (université Oxford). Clinicaltrials.gov (NCT04381936)
Financé en partie par la fondation Bill & Melinda Gates
Arrêté le 05/03/21, l’essai a conclu que la molécule n’était pas efficace sur les patients hospitalisés.

 

L’info sortira en publication pré-print ici le 18/05/21 et sera reprise dans l’heure par tous les médias mainstream. Toujours l’emploi de ce même processus pour discréditer les repositionnements.

Voici un exemple affligeant parmi tant d’autres, que j’ai sélectionné car le média a fait appel à l’excellence et sérénissime Nathan Smada-Pfeiffer (anti IHU, HCQ, IVM), le second étudiant le plus plébiscité pour donner son avis éclairé (négatif) dans la presse, après son copain doctorant Thibaut Fiolet… Je ne peux m’empêcher de me faire la remarque, à chaque fois que je vois sa tête à la TV, sur les RS ou son nom dans les hebdos, qu’avec tous les spécialistes reconnus que l’on a en France, pourquoi toujours solliciter ce type, encore en doctorat en octobre dernier??? Peut-être à cause de son tonton à l’AP-HP, ou bien parce que l’INSERM lui a financé une partie de ses études à Londres et qu’il se doit de rembourser sa dette… Enfin, j’en reparlerais dans un article dédié car il y a énormément de choses à redire sur le sujet.

AZITHROMYCINE

L’AZI est un antibiotique de la famille des macrolides. Comme tout antibiotique, il ne faut pas en abuser et prioriser son utilisation lorsque l’on a vraiment besoin pour éviter les soucis d’antibiorésistance qui, malheureusement, ne sont pas nouveaux. Vous vous souviendrez aisément des slogans publicitaires « les antibiotiques, c’est pas automatique« .

Elle a un effet anti-inflammatoire et immunomodulateur. In vitro, elle s’est montrée antivirale sur les cellules épithéliales bronchiques (Gielen et al 2010), par blocage de l’internalisation + induction de l’immunité innée notamment par les interférons. C’est un médicament classique prescrit dans les soins des complications grippales au niveau bronchique et pulmonaire. Ne pas la prendre à jeun (comme dans de nombreux essais cliniques) mais en mangeant car la nourriture augmente sa biodisponibilité. Par précaution, ou parce que le Pr Raoult en a parlé, on a recommandé aux médecins de ne pas en prescrire dès juin 2020.

 

Il n’y a pas vraiment d’essais cliniques où elle ait été utilisée seule, mais toujours en complément (HCQ, IVM), hormis l’essai Recovery qui teste de molécules sur des patients mourants depuis le début, à 81% sous oxygénothérapie/ invasion mécanique, et qui se désespère de trouver une molécule fonctionnant dans ces conditions lamentables. Donc ce n’est pas un scoop si il conclut que l’AZI ne fonctionne pas sur les patients hospitalisés (Lancet).

Cependant, en temps de crise, les études observationnelles sont reconnues comme valables. De nombreux médecins témoignent avoir soignés leurs patients avec cette molécule et n’avoir pas eu d’échec. Ils ont tous été sommés de se taire par le conseil de l’ordre des médecins ou ont été poursuivis en justice, une honte!!! La nouvelle mode est de les convoquer à une expertise psychiatrique si ils refusent de suivre la pensée unique…

 

 

 

 

 

Bien entendu, comme toutes molécules repositionnées, on lui reproche de favoriser la Gonorrhée mutante et les champignons noirs (black fungus) en Inde. Pour ces derniers, une explication scientifique plus plausible a été avancée, cela pourrait provenir d’un taux d’humidité important en cette saison de mousson avec l’utilisation d’oxygénothérapie…

Parmi les macrolides, la CLARITHROMYCINE est, semble-t-il, encore plus efficace que l’AZI.

BUDESONIDE

Corticoïde ayant une action anti-inflammatoire sur l’épithélium bronchique. Cette poudre, utilisée comme inhalation contre l’asthme persistant, semble très efficace pour éviter la progression de la maladie. Le premier essai clinique (STOIC), financé par des fonds publics (NIHR UK) et privés (AstraZénéca qui vend un produit à base de la molécule) a vu ses résultats publiés dans le Lancet le 09/04/21. Ceux-ci suggèrent que les corticoïdes inhalés permettraient de prévenir la dégradation de l’état de santé chez une grande majorité des patients Covid-19, traités à domicile, dès l’apparition des symptômes. Comme l’ivermectine et la dexamethasone, ce médicament diminue l’expression des récepteurs ACE2 utilisés par le virus pour entrer dans les cellules.

Pour en savoir plus, je vous recommande cet article dans le média suisse Heidi

 

DEXAMETHASONE

Un autre corticoïde de synthèse (stéroïde) ayant un effet anti-inflammatoire, distribué depuis le 12/11/1993. Les corticoïdes inhalés ont pour principal effet de diminuer la réponse immunitaire au niveau des muqueuses respiratoires. Testé dans l’essai RECOVERY, c’est l’une des rares molécules ayant montrée quelques signes d’efficacité sur les patients hypoxiques. À dose élevée, comme avec le protocole d’Oxford, l’inhalation produit aussi un effet immunosuppresseur systémique lors du passage dans le sang. Elle a démontré sa capacité à réduire la mortalité chez les patients oxygénés ou sous ventilation mécanique invasive.

Par contre, elle a un inconvénient majeur, elle est très mutagène comme le Remdesivir.

Elle a reçu une autorisation de l’EMA 18/09/2020 et de l’ANSM le 20/01/2021, uniquement chez les patients adultes et adolescents (âgés d’au moins 12 ans et pesant au moins 40 kg) présentant une atteinte respiratoire et nécessitant une oxygénothérapie.

AVIGAN / FAVIPIRAVIR (Fujifilm Japon)

L’Avigan est un antiviral, existant depuis 1990, positionné pour soigner la grippe depuis 2014. Il inhibe une enzyme virale appelée RNA polymérase afin d’éviter la réplication virale dans les cellules humaines. Il ne doit pas être utilisé ni chez les femmes enceintes car il affecte le fœtus, ni chez les enfants/ados.

Testé avec succès en essais cliniques au Japon, en Chine, en Russie, en Inde & en Thaïlande. Il est testé aussi aux USA et UK (Oxford). Il est déjà commercialisé pour le traitement du Covid, en ambulatoire pour des patients ayant des symptômes légers à modérés : en Russie, au Bangladesh, au Pakistan, en Jordanie, en Égypte & en Arabie Saoudite.

Il peut être utilisé en complément de la Dexamethasone.

 

FLUVOXAMINE /(Luvox/ Floxyfral®)

Anti-dépresseur/ anxiolytique appartenant à une classe de médicaments appelés inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS). Il pourrait avoir une action thérapeutique sur le covid en engendrant une diminution de la production de cytokines, responsable de l’emballement immunitaire et de l’hypoxie.
Comme tout médicament de cette classe, il peut présenter de nombreux effets secondaires tel une dépendance sérotoninergique se manifestant par une anxiété, une irritabilité, une insomnie, ainsi que des troubles digestifs ou encore un risque de torsades de pointes. Il peut aussi être lié à un risque accru de cataracte mais je ne pense pas que cela ait une incidence pour un traitement de très courte durée.

Les premiers résultats ont été publiés le 12/11/2020 dans JAMA suite à un essai clinique canadien (étude Stop Covid 2).

L’AP-HP avait découvert, depuis l’été 2020, que les patients sous cette molécule étaient moins amenés à être hospitalisés/intubés mais la France a refusé d’étudier la question. Il a fallu que le médecin Nicolas Hoertel de l’AP-HP en parle sur un plateau TV pour que la presse fasse mine de le découvrir avec plus de 6 mois de retard.

 

 

 

NITAZOXANIDE (Alinia, Romark Laboratories)

Le nitazoxanide est un anti-infectieux protozoocide (anti-parasitaire) qui est actif sur les diarrhées provoquées par Crypyosporidium parvum et Giardia intestinalis chez les adultes et les enfants immunocompétents. Commercialisé aux États-Unis depuis 2002, en France il dispose d’une ATU depuis 2005.

Cette molécule n’attaque pas le virus directement mais elle va créer un environnement défavorable à sa progression dans nos cellules. Elle a un effet inhibiteur sur la protéine Spike du SARS-COV2 mais aussi sur les cytokines qui sont à l’origine de la sur-inflammation pulmonaire conduisant à une forme grave.
Testée en essai clinique aux USA (NCT04486313), les premiers résultats sont encourageants. Concrètement, elle pourrait réduire le taux d’hospitalisation de 79% (par rapport au placebo) et de 85% la progression vers une forme grave.

 

MEFLOQUINE / LARIAM 250mg

Antiparasitaire-Antipaludique de synthèse (4-quinoléïne -méthanol) ayant une AMM depuis le 17/05/1985.
Empêche la réplication virale en empêchant la liaison de spike avec les récepteurs ACE2 et TMPRSS2 selon une étude japonaise. De plus, pour renforcer l’activité antivirale, l’équipe a étudié la possibilité de la combiner avec le nelfinavir qui inhibe l’étape de réplication du SARS-CoV-2. Ils ont observé que les deux médicaments agissaient en « synergie » et que l’association médicamenteuse montrait une activité antivirale plus importante que lorsqu’ils étaient utilisés seuls, sans être toxique pour les cellules.

 

 

LORATADINE (Clarityne®)

Molécule antihistaminique (anti-H1) indiquée dans le traitement symptomatique de la rhinite allergique et de l’urticaire chronique idiopathique.

Selon une étude chinoise ayant testée 2 molécules in vitro (loratadine & Desloratadine /Aerius®), elles montreraient leurs capacités à protéger les récepteurs ACE2 attaqués par la protéine Spike du virus en empêchant leur liaison.

De plus, nous savons que le covid active excessivement le système immunitaire par le biais des cellules mastocytaires (mastocytes). Ces dernières sont sous dépendance de l’histamine et libèrent de l’histamine. Dès lors, toute substance en capacité de réduire la production de cet acide aminé ne peut qu’avoir un effet bénéfique, comme le blocage des événements situés en aval de l’activation histaminique (blocage IL1, IL6, IL8, TNF…). Les antihistaminiques induisent aussi une diminution de la production des cytokines (particulièrement des interleukines).

Sachez qu’en France, 4 médecins de l’Est ont tenté d’alerter par toutes les moyens les institutions de leur découverte autour des bienfaits de cette molécule. Bilan, Le M.I.T. (USA) s’est montré intéressé par leur découverte mais le Conseil de l’Ordre des Médecins s’est acharné contre eux. 3 ont été licenciés, le 4ème est toujours en justice.

 

Il existe d’autres molécules qui mériteraient d’être testées comme la cétirizine (Zyrtec®ou Virlix®), l’ébastine (KESTIN® ou KESTINLYO®). Sachez que la diphenhydramine, l’hydroxyzine, l’azelastine ont été testées avec succès aux USA par l’université de Floride en décembre 2020 sur 219k patients.

Coïncidence ou pas, la Clarytine a été retirée de la vente par son laboratoire début juillet 2021. Je suis bien placée pour le savoir car je soigne mes allergies avec depuis plus de 20 ans et qu’elle est dorénavant introuvable, du jour au lendemain. Il reste son générique la Loratadine. Je spécule peut-être, mais le timing est toujours parfait entre l’issue d’essais cliniques favorables et le retrait des molécules du marché…

 

BROMHEXINE / Bisolvon®(Sanofi)

La bromhexine, ou bromhexine hydrochloride, est un dérivé synthétique de la vasicine, un principe actif végétal tiré d’une plante médicinale indienne appelée Adhatoda vasica.
C’est un expectorant prescrit dans les troubles de la sécrétion bronchique ayant son AMM depuis le 02/06/1997.

Il est intéressant dans la lutte contre le covid car il se comporterait comme un inhibiteur sélectif et puissant de la TMPRSS2 (jouant un rôle dans l’invasion de l’épithélium des voies respiratoires humaines, notamment par la protéine spike du virus). Les premiers essais cliniques sont encourageants. Chez les personnes infectées par le SARS-CoV-2, la bromhexine en association avec l’hydroxychloroquine pourrait bloquer l’entrée complète du virus dans les cellules hôtes, via leur action synergique. (doc info suisse ici)

 

FARXIGA

Proposé par le labo AstraZeneca, ce médicament soigne les diabétiques. Il n’a apparemment pas été jugé efficace après un essai clinique de phase 3, mais le labo se positionne aussi sur les traitements monoclonaux, bien plus rentables.

Les Interférons :

Les interférons (IFN) sont des glycoprotéines de la famille des cytokines qui sont naturellement produites par les cellules du système immunitaire. Ils sont recensés sous 3 types : alpha, bêta et gamma. Les interleukines sont généralement libérées par les cellules infectées par un virus afin d’inhiber leur propre prolifération et en informer les cellules voisines. Elles ont une action antivirale et stimule le système immunitaire en augmentant la capacité des antigènes.
Cette thérapie est utilisée pour traiter des scléroses en plaque, les hépatites (B, C) ou certains cancers.

Testés dans l’essai Discovery de l’INSERM (en association du lopinavir & ritonavir) et Solidarity (OMS), ils n’ont pas montré un intérêt majeur dans la mortalité, mais comme toutes les molécules testées dans ces essais… A ma connaissance, ils ne sont pas encore autorisés en France pour le covid (sauf essais cliniques), je n’ai pas trouvé d’AMMc, RTU, ATU…

Interféron bêta 1-a / SNG001 (Synairgen / Merck)

L’interféron bêta est une molécule naturellement produite par le corps humain qui permettrait de réduire les risques de développer une forme grave de la maladie. Elle est utilisée dans la sclérose en plaques. Le traitement se fait par inhalation avec un nébuliseur pour aller directement dans les poumons.

Interférons alpha-2b / IFN-a2b

Utilisés pour leur propriété antivirale dans le traitement de l’hépatite C. Expérimentés par les chinois contre le covid, ils ont constaté que leur utilisation permettait de réduire significativement la présence du virus dans les voies respiratoires supérieures et d’éviter de recourir à une oxygénation ou intubation. Les chercheurs ont aussi constaté une diminution des marqueurs inflammatoires IL-6 responsables de l’orage cytokinique.

 

Pharmacopée traditionnelle :

Soyons honnêtes, nous n’avons rien inventé à la base, la quasi-totalité des molécules anciennes qui nous soignent proviennent de plantes traditionnelles. Alors bien entendu, elles ne sont pas magiques et ne vont pas faire de miracles. Elles sont très utiles pour les maux du quotidien. La nature est plutôt bien faite, elle garnit sa phytothèque de tout ce qui pourrait servir à l’homme à se soigner.

Herbe à pic (Zèb a Pik) :

Le laboratoire Phytobôkaz a découvert que cette herbe traditionnelle en Guadeloupe avait la capacité de contrarier la reproduction de nombreux virus à ARN (covid, rougeole, Zika). Elle rend les cellules hôtes du virus hostiles à son développement et à sa réplication.

Je ne vous raconte même pas la tête des labos pharmaceutiques après cette annonce tonitruante dans la presse locale, qui a été relayée en national. Dire à la TV à une heure de grande écoute qu’une plante peut tuer des milliards de dollars de profit en vaccins vendus sur les 3/4 de la planète… Bizarrement, nous n’entendons plus parler du tout du Dr Henri-Joseph et de sa découverte RÉVOLUTIONNAIRE.

ARTEMISIA ANNUA : (COVID-ORGANICS/ CVO)

L’armoise a un long historique d’utilisation en médecine chinoise (plus de 2000 ans) ainsi qu’en médecine ayurvédique pour ses propriétés sur les fièvres causées par des infections type malaria ou paludisme. Ses principes actifs stimulent le système immunitaire. Elle peut traiter l’hypertension artérielle et soulager les douleurs dues aux phlébites ou varices, c’est aussi un fluidifiant bronchique. Son composé biologique actif est puissant et a des propriétés antifongiques, antiparasitaires et antibactériennes.
Bien entendu, elle est interdite en France, que ce soit en phytothérapie, en herboristerie ou dans les composés médicinaux.

L’IMRA (Institut malgache de recherches appliquées) a mis au point une décoction composée à 62% d’artémisia annua et d’autres plantes médicinales tenues secrètes pour soigner le Covid, ainsi qu’une solution injectable pour les patients hospitalisés en détresse respiratoire. En 2003, les chinois avaient démontré sa capacité antivirale sur le COV-SAR (SRAS).

L’OMS a décidé d’inclure le Covid-organics dans un bras de son essai clinique Solidarity le 20 mai 2020. Depuis plus aucune nouvelle, aucune info, ni sur le web, ni les RS, les résultats n’ont JAMAIS été publiés!
J’ai juste trouvé le blog de cette asso humanitaire française qui parle de l’évolution des découvertes et des essais cliniques entrepris dans le monde (ici).

Le 20/06/2020, sans même attendre les résultats potentiels de l’essai, l’Académie de Médecine se positionne contre l’utilisation de la plante.

 

Ainsi que l’INSERM avec un article écrit, ENCORE, par un scientifique du consortium REACTing… (ici)

Des chercheurs américains de l’université de Columbia, de Washington et du Worcester Polytechnic Institute s’étaient montrés enthousiastes à tester in vitro la plante sur le SARS-COV-2. Un article en pré-print a été mis en ligne le 08/01/21, validé et publié dans le Journal of Ethnopharmacology  (dispo ici).

Le 02/10/2020, le président Andry Rajoelina a inauguré une nouvelle usine (Pharmalagasy) qui produit le médicament renommé CVO-plus.

Ce qu’on lui reproche en France : troubles du rythme cardiaque mortels

 

CARVATIVIR/ cymophénol/ DR-10 (Vénézuela) : Labo Labfarven

Il s’agit d’une association de substances issues d’huiles essentielles de plantes comme l’origan ou le thym.
Un puissant effet antiviral ayant un effet inhibiteur sur la réplication du virus, associé à un effet immunomodulateur.

Posologie utilisée : 10 gouttes toutes les 4h

J’ai cru comprendre qu’il y avait eu 9 mois d’essai clinique (conduit par l’État) sur des malades graves, intubés. Taux de réussite annoncé : 100% (ce qui me parait impossible)

Comme vous pourrez vous en douter, je n’ai pas trouvé d’articles en français dithyrambique sur la molécule, le plus factuel trouvé est celui-ci. Ne soyons pas médisante mais le simple fait de savoir que les GAFAM avait censuré la page du président qui l’avait recommandée + la lecture d’articles à vomir sur France Inter & co m’ont interpellée. Ça rappelle tellement le sort de l’IVM et l’HCQ que même sans essai clinique, je suis presque sûre que ça marche LOL! Non plus sérieusement, vue la propagande gouvernementale dans le pays, cela me parait peu probable que les chiffres annoncés soient fiables mais cela ne veut pas non plus dire que la molécule soit inefficace. A suivre…

Racine d’aconit :

Il s’agit d’une racine qui pousse dans les montagnes du Kirghizstan. De son nom latin Aconitum napellus, plus communément connue comme gueule-de-loup, casque de Jupiter ou navet du diable.

Elle est considérée comme étant très toxique (comme de nombreuses plantes), cependant elle est utilisée en phytothérapie depuis des décennies (en teinture mère) ainsi qu’en homéopathie. Bien qu’il soit difficile d’évaluer l’efficacité d’un tel traitement sans essais cliniques ou ni même remontées observationnelles, on peut constater que parmi les propriétés de la plante, beaucoup de ses bienfaits ont un rapport avec les symptômes du Covid.

 

 

Prophylaxie (prévention) :

 

Les vitamines :

Vitamine C (acide ascorbique)

La vitamine C intervient dans de grandes fonctions de l’organisme :

  • défense contre les infections virales et bactériennes,
  • protection de la paroi des vaisseaux sanguins,
  • assimilation du fer,
  • action antioxydante
  • cicatrisation.

Un bon apport en vitamine est toujours une bonne option pour protéger son organisme. Cependant, l’utilisation de vitamine C dans le traitement du covid a surtout été réalisé à haute dose en intraveineuse sur des patients hospitalisés.

Vitamine B6 (pyridoxine)

La vitamine B6 figure parmi les premières lignes de défenses contre l’infection covid19. Elle est un nutriment anti-thrombotique et anti-inflammatoire. Elle exerce un effet protecteur sur le système cardiovasculaire en supprimant les inflammations et le stress oxydatif. Elle calme la tempête cytokinique qui conduit à des aggravations pulmonaires.
Elle a une relation étroite avec le système immunitaire. Les personnes souffrant de maladies chroniques inflammatoires (diabète, obésité, cardiaque) ont un taux généralement bas.

Vitamine D

La vitamine D est surtout connue pour sa capacité à synthétiser les concentrations de calcium et de phosphore dans le sang grâce aux rayons UVB du soleil. Elle joue un rôle essentiel dans la minéralisation des os. Mais elle a aussi une action sur les reins et sur le système immunitaire en tant qu’immunomudolateur. Dans cette perspective, de nombreuses études ont été réalisées face à son action potentielle sur le covid (91 études au 25/07/21 dont 30 concernant d’éventuels traitements). Se supplémenter en vitamine D si on en manque permettrait de minimiser la gravité de l’infection. On sait que de nombreuses personnes âgées souffrent d’un manque récurrent de VitD. En Angleterre, dès l’automne 2020, le gouvernement a demandé à sa population âgée d’en prendre en prophylaxie.

 



A côté de ça, on voit des zozos comme notre Nathan national, diffusé non-stop sur toutes les chaines de TV, radio, presse, avouer sur twitter ignorer ces bienfaits. Et dire que la SPLIF a contribué à financer les études à Londres du toutou de Yazdan (Bichat)… Faire un BAC+7 dans ce domaine et ignorer la base…

  

Le Zinc :

Le zinc est un oligoélément essentiel ayant des propriétés antivirales, anti-inflammatoires, antioxydantes et de renforcement de l’immunité. Il intervient dans la réplication cellulaire, de protection de l’ADN et de régulation hormonale.

Il peut permettre de raccourcir la durée des symptômes.

Huile de foie de Morue :

La Norvège a découvert que les consommateurs réguliers d’huile de foie de morue étaient moins atteints par le virus.

 

Quercétine :

Molécule flavonoïde trouvée dans de nombreux fruits/ légumes ayant un fort pouvoir antioxydant, ainsi qu’une action antihistaminique et anti-inflammatoire. Elle booste le système immunitaire et inhibe la réplication des rhinovirus. Elle réduit la perméabilité des vaisseaux sanguins.

D’après une étude de chercheurs indiens, elle aurait une action sur le SARS-COV-2 en empêchant le virus d’entrer dans les cellules humaines pour s’y répliquer. De bons résultats ont été trouvés aussi sur des recherches effectuées en Iran et en Arabie Saoudite.
Associée au zinc, elle pourrait être un bon moyen de prévention, mais aussi une thérapie après infection.

 

 

 

Les sprays nasaux :

Un autre moyen de se protéger des virus est de s’attaquer par son point d’entrée dans le corps, à savoir le nez. Un bon moyen de limiter son impact est de prévenir son installation dans le corps. Plusieurs entreprises ont travaillé sur un spray nasal préventif et vous allez voir que le petit producteur français a été roulé dans la boue… En France on n’aime pas les initiatives ou bien son produit dérangeait de plus grosses boites travaillant sur ce secteur concurrentiel…

COV-DEFENSE/ BIOKAMI (France/ Drôme) :

Alors là, nous voici face à un autre scandale chauvin. Une petite entreprise située dans la Drôme a présenté un spray nasal virucide à base d’eau de mer ionisée à inhaler en prévention. Le fabricant revendiquait assurer l’inactivation du virus Sars-CoV-2 à plus de 99 % au niveau des fosses nasales par action mécanique. Impossible de trouver l’information sur la délivrance d’une AMM, mais la presse avait annoncé en grande pompe sa commercialisation mi-février et je ne pense pas qu’un entrepreneur se soit lancé dans la production puis la distribution en pharmacie d’un produit sans avoir obtenu une autorisation préalable.

Le 22/02/2021, PAF, l’ANSM a stoppé sa commercialisation par une décision de police sanitaire à son encontre, quelques jours avant sa commercialisation prévue au 01 mars 2021, pour défaut de données sur la sécurité et l’efficacité du spray.

Par ailleurs, toutes les techniques prophylactiques ont été interdites par le gouvernement, les autotests aussi, jusqu’à ce que Martin Blachier dénonce la corruption de Olivier Véran en direct sur un plateau TV, indiquant que notre ministre avait octroyé des subventions d’équipement aux grands labos en échange qu’ils détiennent un monopole sur les tests… Ça a jeté un froid, et cela a dû remonter au plus haut car quelques semaines plus tard, ce fut enfin autorisé.

 

 

SaNOTIZE (Israël/ Canada) :

Moins d’un mois après l’annonce de l’interdiction du produit préventif drômois, nous apprenons qu’un produit issu d’une biotech israélo-canadienne a obtenu l’autorisation de distribuer le sien, comme par hasard… Via CNews nous découvrions que les données d’efficacité exactes ne sont pas encore connues…

 

Un autre spray finnois est aussi dans les starting block. Contenant de l’HCQ et de l’IVM, il devrait avoir peu de chance de débarquer en France mais le fait que plusieurs biotechs travaillent dans ce sens prouvent bien qu’il y a un marché et que les petits n’y auront pas leur place.

Antiviraux :

Un antiviral est une molécule médicinale qui, en perturbant le cycle de réplication d’un virus, est destinée à agir contre sa multiplication afin de ralentir l’infection virale. Un antiviral NE PEUT AVOIR UNE EFFICACITÉ CLINIQUE QU’UTILISÉ EN DÉBUT DE MALADIE!!! Ainsi, tout protocole de test lancé sur des patients déjà hospitalisés en état grave est inutile car cela conclura à une inefficacité. Nous avons déjà pu le constater avec les essais cliniques officiels sur les molécules repositionnées. Elles ont toutes été classées inefficaces pour cette raison.

Depuis l’apparition du Covid, les labos se sont jetés à corps perdus sur la recherche de nouvelles molécules car en dénicher une sera le jackpot. Ils sont encore tous en essais cliniques et nous devons garder en mémoire que même une fois commercialisés, comme les nouveaux vaccins, nous ne disposerons d’aucun recul sur leurs potentiels effets secondaires délétères sur le moyen/long terme.

ABIVAX/ ABX464 (Essai clinique MIR-AGE)

Traitement qui avait reçu le label « priorité nationale » mais qui a échoué lors de l’essai clinique phase 2/3 Mir-age. Fin de partie le 05/03/2021.

 

 

 

AT-527/ RO7496998 (Atea Pharmaceuticals/ Roche)

Administré par voie orale, l’AT-527 agit en inhibant la réplication virale en interférant avec l’ARN polymérase du virus. Il a été conçu à la base pour traiter l’hépatite C. Il est testé sur les malades sévères hospitalisés. Les essais cliniques sont encore en phase 2.

MK-711 (MERCK)

Très peu d’informations transparaissent sur cette thérapie orale. On sait juste, via une dépêche de presse, que selon les premiers résultats des essais cliniques, une réduction de plus de 50% du risque de décès ou d’insuffisance respiratoire chez les patients hospitalisés avec des formes modérées à sévères a pu être observée.

 

MOLNUPIRAVIR / MK-4482/ EIDD-2801 (MERCK/ Ridgeback Biotherapeutics)

Développé en 2019 à l’université de Emory. Pilule orale prévue pour stopper complétement la transmission du virus en 24h d’après une étude réalisée sur des furets. Il a ensuite été testé sur des patients hospitalisés et, sans surprise, les résultats n’étaient pas probants. Les essais cliniques ne sont pas finalisés que déjà l’état américain s’est engagé à en acheter 1.7M de doses pour 1.2 Md de dollars, sous condition d’obtenir une autorisation de la FDA. Il est considéré comme étant mutagène, ce que je trouve gênant pour une molécule sensée aider à éradiquer un virus. Vous verrez beaucoup d’articles dans la presse lorsqu’il sera validé (je n’en doute pas) car il a de bons VRP tels que Karine Lacombe, Yazdan, ou son toutou Nathan Smada Peiffer…De plus, il est actuellement testé, contrairement aux autres, sur des patients en ambulatoire, donc atteints de formes non sévères, ce qui aide grandement à obtenir de très bons résultats.

 

 

PLITIDEPSINE : Pharmamar (Espagne)

La Plitidepsine est issue d’un organisme marin méditerranéen. Elle est commercialisée sous le nom APLIDIN depuis 2008 pour traiter les cancers du sang. Elle bloque l’activité d’une protéine humaine (eEF1A) dont le virus se sert pour se multiplier. Ce médicament anticancéreux réduit ainsi considérablement la capacité du virus à se propager et serait, selon une étude, presque 30 fois plus puissante que le Remdesivir.

 

Le 28/04/2021, l’agence espagnole des médicaments a autorisé l’essai clinique APLICOV-PC pour tester la molécule sur des patients covid nécessitant une hospitalisation.

Enregistrement de l’essai clinique pour suivi : ClinicalTrials.gov/ NCT04382066: https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04382066

Le 25/05/21, la phase III de l’essai NEPTUNE s’avère concluant, surtout sur les patients modérés ayant reçu une dose à 2.5mg sur 3 jours consécutifs et qui ont été guéris en une semaine. Après ces résultats prometteurs, la firme a besoin d’avoir une cohorte de patients plus importante pour valider ses résultats. A ce jour, seuls l’Espagne et le Royaume-Uni ayant autorisé l’essai Neptune, Pharmamar a demandé à 6 autres pays de l’UE de rejoindre l’essai, via un protocole d’application harmonisé appelé VHP, afin de pouvoir commercialiser le médicament dès 2022.

 

 

 

 

Nouvelles molécules :

 

PROXALUTAMIDE

Anti-androgène non-stéroïdal (NCT04728802). C’est un médicament utilisé dans le traitement des cancers de la prostate et des pancréatites (Camostat).

Avec l’avancée de la recherche sur le virus, on sait maintenant que la particularité du SARS-COV-2 est que sa protéine spike cherche à se lier à nos récepteurs plaquettaires pour se diffuser dans notre corps. Les anti-androgènes ont la capacité de réguler cette liaison et protègent les récepteurs ACE2 et TMPRSS2.

Les premiers résultats d’essais cliniques sont prometteurs.

DiABZI

 

Tofacitinib / Xeljanz (Pfizer)

Médicament commercialisé par Pfizer contre l’arthrite. En essai clinique sur des patients graves hospitalisés, il a montré une légère amélioration dont les résultats ont été publié le 16/06/2021 dans le NEJM. Cependant, l’ANSM ayant lancé une alerte le 13/07 sur des effets secondaires très graves (cardiovasculaire + tumeurs), je ne pense pas qu’il obtienne un agrément.

 

PF-07321332 (Pfizer)

C’est un inhibiteur de protéase, initialement développé pour le SRAS par voie intraveineuse, puis oublié. Les chercheurs l’ont transformé pour en faire une pilule orale, plus facile à distribuer en ambulatoire, à prendre dès les premiers symptômes évitant que le virus ne se développe dans le nez, la gorge et les poumons. Il sera administré en association avec de faibles doses de RITONAVIR (antiviral utilisé pour VIH). Les premiers essais sur l’homme ont démarré en mars/avril 2021.

 

NANGIBOTIDE (INOTREM)

Ce médicament immunologique, testé initialement contre les chocs septiques, est un inhibiteur de la voie TREM-1 impliquée dans les processus d’inflammation. Son ingrédient principal est le LR12, un peptide synthétique. Financé par BPI France, il a obtenu un label priorité national de recherche et un financement de 45M€. Il est destiné aux patients présentant une forme sévère.
Il est en essai clinique phase 2/3 (ESSENTIEL) conduit par les CHU de Limoge et Nancy.

 

 

 

Anticorps Monoclonaux :

« Les anticorps dits « monoclonaux » sont des anticorps fabriqués spécifiquement pour traiter une maladie. Ils sont produits par des cellules (il peut s’agir d’une bactérie, d’une levure ou d’une cellule de mammifère) qui ont été sélectionnées et cultivées pour leur capacité à produire un anticorps particulier. Celui-ci a d’abord été obtenu en exposant des cellules immunitaires rigoureusement identiques (un clone cellulaire) à une protéine dite « protéine cible » contre laquelle ce clone a fabriqué un anticorps, comme dans une réaction immunitaire. » Définition du Vidal

Sachez qu’il y a énormément d’anticorps mono ou (polyclonaux = association de plusieurs) testés actuellement dans la lutte contre le Covid19. C’est un marché très lucratif issu du génie génétique (technique CRISPR-cas9/OGM). On les appelle « monoclonaux », car produits par des cellules immunitaires qui ont été clonées. Ils sont généralement dispensés en hospitalisation par voie intraveineuse.

Pour l’instant, peu de thérapies ont obtenu un agrément en France, et non sans conflits d’intérêts.  Il faut être conscient du fait que, même approuvé temporairement, ils sont encore tous en phase de test sur l’humain. Je vais vous citer ceux pas validés dans une liste brève, sait-on jamais s’ils venaient à être autorisés par la suite :

  • Phyloceuticals (Angany), anticorps monoclonal à base de plantes à utiliser en prévention et soin

 

  • Canakinumab (Ilaris), monoclonal dirigé vers l’interleukine-1
  • Baricitinib : pas d’autorisation du CDC USA
  • Anakinra (KINERET®) agit en bloquant le récepteur de l’interleukine 1 (IL1). Arrêt des essais français (Corimuno-ana1/anaconda-covid19) pour surmortalité et absence d’effets
  • Glenzocimab (Acticor Biotech/ INSERM) testé à Bichat
  • Gimsilumab
  • Regdanvimab / CT-P59 Avis favorable du CHMP de l’EMA le 29/03/21
  • Dopilumab/ Sarilumab (Sanofi/ Regeneron) : Association d’anticorps anti IL6. Présenté comme traitement miraculeux par Martin HIRSCH (dir AP-HP), les études ne furent pas concluantes
  • Sarilumab ou Kevzara (Sanofi/Regeneron) : effet anti-inflammatoire bloquant l’action des récepteurs de l’interleukine-6 (arrêts des essais dès septembre 2020 car effets secondaires sévères dont des défaillances d’organes) mais l’OMS vient de le valider dans un communiqué de presse alors que les essais cliniques ne sont pas concluants… Soi-disant pour qu’il soit destiné aux pays pauvres mais le tarif est dissuasif pour cet usage là… C’est très déconcertant!
  • AZD7442 (AstraZeneca) : combinaison de deux anticorps AZD8895 et AZD1061 qui ciblent la protéine spike. Ils visent à empêcher la fixation du virus SARS-Cov-2 , AZ annonce que l’objectif primaire n’a pas été atteint dans son étude phase 3, avec une réduction de 33% des infections, non statistiquement significative. Une autre étude clinique est en cours pour déterminer si la combinaison de l’AZD7442 avec le REGN-COV2 ou le bamlanivimab est potentiellement efficace contre les variant Beta et Gamma.

Sotrovimab / VIR-7831 (GSK & Vir Biotechnology)

Anticorps monoclonal en dose unique, pour le traitement précoce des adultes et des ados (+12 ans) atteints de COVID-19 léger à modéré et présentant un risque élevé d’évolution vers une forme sévère. Je n’ai trouvé qu’une seule étude clinique sur moins de 300 personnes, financée par les fabricants. Il a eu l’accord de la FDA le 26/05/2021 et a déposé une demande à l’EMA en mai 21. Il a reçu un avis positif du CHMP de l’EMA le 26/05/21. S’il obtient une AMMc de l’ANSM, il la devra certainement à DELFRAISSY, plus qu’à ses résultats cliniques, car il a été membre du conseil scientifique de la Fondation GSK plusieurs années. Actuellement testé en essai clinique en association avec le bamlanivimab de Lilly.

Tocilizumab/ RoActemra/ Actemra/ (Roche)

Anticorps monoclonal humanisé qui bloque l’action des récepteurs de l’interleukine 6. Il est utilisé pour son action immunosuppressive dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde.

Commercialisée dès 2010 aux USA, cette thérapie génique fut décriée pour avoir tuée des centaines de patients en 2017. Reconnue aussi pour ses effets secondaires très graves (cardiaques & pulmonaires, pancréatites) et après son échec dans plusieurs essais cliniques, coup de théâtre, l’OMS vient d’officialiser son autorisation dans le traitement du covid avec une efficacité avoisinant les 13%!!!

Extrait l’Internaute 23/03/21

 

BAMLANIVIMAB (LY-COV555/ LY3819253) + ETESIVIMAB (LY-COV016/LY3832479) – Eli Lilly

Le Bamlanivimab fut le premier anticorps monoclonal à obtenir une EUA (=AMMc) de la FDA (USA) 09/11/2020.

L’Académie de Médecine, qui hurle des cris d’orfraie à toutes propositions de molécules repositionnées depuis le début de la crise, par principe de précaution, relatant qu’avec 60 essais cliniques dont 30 études randomisées il n’y a pas assez de preuves scientifiques que l’ivermectine fonctionne, ont dû être touchés par la grâce divine. Le 08/02/2021, alors qu’aucune étude n’a encore été publiée pour démontrer son efficacité potentielle, elle trouve que ce traitement est « une opportunité à saisir« ! Oui financièrement, à 1000€ les 700mg c’est probable que cela soit rentable.

Il eut, avec une facilité déconcertante, une ATU de l’ANSM dès le 25/02/2021 alors que son étude clinique n’était encore qu’en phase 2b et que le début de la phase 3 montrait des signes flagrants d’inefficacité… Inutile de préciser que Yazdan (encore lui) a fortement plaidé la cause de ce traitement « révolutionnaire », comme pour le Remdésivir.

Il faut dire que lorsque l’on est distribué par un labo qui a ses entrées à l’Élysée, ça a tendance à simplifier les choses… L’ancien Mr Vaccin, Louis-Charles Viossat, est un ancien du labo Lilly. Au comité de direction de la firme se trouve Béatrice Cazeneuve, dont le mari Jean-René est député LREM , la fille Marguerite Cazeneuve siège au pôle santé de Matignon, son mari Aurélien Rousseau est directeur de l’ARS IDF et enfin le frère Pierre occupe un poste au cabinet de l’Élysée…

 

Dès début mars, la SPILF, dirigée par Tattevin, un homme intègre pas du tout arrosé par Big Pharma, enjoint à recruter des patients pour tester le protocole.

Non seulement ce monoclonal, administré seul, n’est pas très performant pour éviter les formes graves mais il est très mutagène. Les patients doivent être hospitalisés durant 10 jours pour s’assurer qu’ils ne produiront pas de variant!!! Oui, vous avez bien saisi.

Le 19/03/2021, la FDA suspend son utilisation en Californie, Arizona, Nevada car il se montre inefficace sur les variants prédominants. Très rapidement, la FDA révoque son autorisation temporaire lorsqu’il est utilisé seul (18/04/2021).

Dans la même temporalité, en France, nous élargissions son utilisation à de nouvelles catégories de patients… en association avec un autre monoclonal, le ETESEVIMAB issu du même labo.

 

Le 28/06/2021, le HHS (Department of Health and Human Services) suspend l’utilisation de ces 2 monoclonaux pour inefficacité sur les variants gamma (brésilien) et bêta (S-A) prédominants donc, aux vues des effets secondaires conséquents pour les traitements reçus en intraveineuse, ils jugent la balance bénéfice/risques négative. (info Reuters)

Pour en savoir plus sur ce nouveau scandale sanitaire qui aura coûté la bagatelle de 170 millions d’euros, voir la fabuleuse enquête (ici) de France Info.

 

CASIRIVIMAB + IMDEVIMAB / REGN-COV-2 (Regenegon/Roche)

Il s’agit du fameux traitement donné à Trump à 2000€ la dose. Il a eu son EUA de la FDA le 21/11/2020 et son AMMc de l’ANSM le 17/03/2021.

Anticorps polyclonaux dirigés contre la protéine Spike afin de l’empêcher de se fixer dans les cellules humaines.

La synthèse des essais cliniques semblent montrer des signes d’efficacité, à voir si, avec l’arrivée de nouveaux variants, ce sera toujours effectif.

 

 

XAV19 – Xenothera (CHU Nantes)

Une biothèque française a sélectionné un anticorps polyclonal à base de sérum de porc OGM qui vise à stopper l’aggravation de la maladie sur des patients modérés et éviter qu’ils aillent en réa.

Je ne sais trop quoi en penser. Le bon point c’est qu’il ne vise pas que spike ce qui tendrait à penser que cela pourrait être efficace sur les variants. D’un autre côté, il est dédié à éviter les aggravations pulmonaires or on sait que la maladie étant endothéliale, l’attaque pulmonaire est sous-jacente mais n’est pas la cause entrainant l’hypoxie…

La biothèque a été dispensée de tests sur les animaux. Les premiers résultats des essais cliniques (Polycor/400 personnes et Euroxav/722 pers) arriveront à la fin de l’été. La production devrait commencer à Alès prochainement avec possibilité de distribution fin 2021 si obtention d’une AMMc de l’EMA et ATU de l’ANSM… L’état a déjà précommandé 30k doses.

 

Conclusion

Je sais que cet article est très long, indigeste, parfois compliqué à appréhender sans notions médicales mais je l’ai aussi rédigé pour aider vos médecins/ soignants qui sont sous-informés en compilant un maximum de lectures que j’ai faites ou d’informations retransmises par mon réseau de journalistes spécialisés ou de spécialistes/ chercheurs.

En France, on vous serine depuis le premier jour qu’il n’existe pas de traitements. C’est FAUX. Je conclurai ici avec les tableaux de synthèse des essais cliniques pour toutes les molécules recensées (mise à jour régulièrement ICI) et les protocoles de soin prescrits à l’étranger ou par des médecins français s’étant désolidarisés du système. Ne pas accepter la fatalité, si vous êtes malades vous avez le droit de recevoir des soins, cependant, comme vous pourrez le voir dans les tableaux joints, ils ne sont efficaces que pris dès les premiers symptômes. N’attendez pas que cela empire, ne prenez pas ce risque! Ne vous automédiquez pas, il peut y avoir des interférences médicamenteuses dangereuses! Cette maladie a un taux de létalité ridiculement bas, même l’OMS le dit (delta 0.1% selon les dernières données anglaises), c’est devenu un simple rhume mais qui peut s’aggraver et dégénérer selon votre génotype, nous ne savons pas encore pourquoi certains sont plus gravement atteints que d’autres…

 

 

 

 

 

En Amérique, protocole de soin COVID LONG du (FLCCC)

 

Protocole indien

 

 

 

 

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