Comment réduire ses déchets

Comme vous le savez certainement, j’ai déménagé en Ardèche en avril 2018.
Je vis donc au cœur d’une zone touristique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Dès 2019, je vais devoir changer mes habitudes concernant mes déchets car je vis dans une zone test en France où l’on doit produire le moins d’ordures possibles (ou alors on le sentira passer sur la facture).

 

Nous recyclons déjà le verre, le papier, les cartons, le plastique, l’alu, les boites de conserves…
A cela vont s’ajouter : les pots de yaourt, les films alimentaires, les plastiques mous, les emballages alimentaires (même souillés), bref de quoi réduire drastiquement ta poubelle!

Les bouteilles en plastique peuvent être ramenées au supermarché du coin. Nous avons une machine qui te les récupèrent contre 1cts/bouteille, en échange de bons de réduction déductibles des courses.


Chaque habitant est prié d’utiliser un composteur (ou des poules) pour les déchets organiques.
J’en ai construit un avec du bois jeté par mes voisins et des palettes abandonnées. Si ça vous intéresse, je vous ferais un article spécifique.

 

Ainsi, une famille de 4 personnes ne devraient plus produire qu’un petit sac de 30L/semaine. Tout sera contrôlé par une carte magnétique nominative.

La question que je me pose : est-ce envisageable et adaptable à l’ensemble du pays?
Sans vouloir être défaitiste, je ne pense malheureusement pas… Tellement de gens ne sont pas conscients que ce qu’ils mettent à la poubelle ne disparaît pas par magie. Il ne suffit pas de ne plus voir les choses pour qu’elles cessent d’exister. Qu’ils soient enfouis ou brûlés, la pollution que cela engendre nous est préjudiciable.

Quoi qu’il en soit, je vous donne mes quelques astuces pour réduire mes déchets au quotidien.

LES COURSES :

Tout commence au moment de faire mes courses.
Si je vais au marché, j’emporte un cabas pour tout ranger. Je ne demande jamais de sacs en plastique. Pour mes légumes & fruits, je les pose en vrac dans mon cabas. Pour les choses fragiles (framboises, fromages), j’amène un emballage de chez moi à l’avance ou à la limite j’accepte un emballage en papier. Idem si je vais faire du shopping en ville, j’ai toujours un tote bag sur moi.

Au supermarché, je privilégie les articles qui ne sont pas sur-emballés. Plutôt que d’acheter du jambon sous blister, je vais au rayon charcuterie avec découpe… J’avoue que c’est un domaine encore difficilement maîtrisable, surtout lorsque l’on voit des produits bio mis sous plastique…
Heureusement, il y a de plus en plus de vente en vrac (pâtes, riz, fruits secs…).

 

La CUISINE :

J’ai investi dans de bons tupperwares pour ranger les articles fragiles, ou mettre les restes alimentaires. J’ai banni le film alimentaire et l’alu. Pour le micro-ondes, j’ai acheté une cloche. Pour faire cuire des mets au four, j’opte pour des plats en terre ou en silicone, lavables. Je vais acheter des tissus cirés, il parait que c’est bien pour conserver les aliments ouverts.
Pour le vrac, je privilégie le stockage dans des bocaux en verre.
J’ai investi dans un beau service en mélaminé pour les pique-nique ou sorties en extérieur.
J’amène toujours mon verre aux fêtes de villages (d’ailleurs ici il est toujours consigné à 2€ si on en a pas)…

La SDB :

J’ai acheté des cotons lavables pour me démaquiller.
Inévitable lorsque l’on est une femme, les produits d’hygiène féminine prennent une bonne place dans nos déchets mensuels. J’ai acheté des serviettes lavables en magasins bio ainsi que des éponges menstruelles. Je pense aussi tester prochainement les culottes lavables.

Le MÉNAGE :

J’utilise peu de produits car je fais des allergies et puis j’ai une fosse sceptique donc javel interdite!
Je privilégie la vapeur. J’ai un balai vapeur pour le sol + un appareil pour les sanitaires/plaques/four avec des embouts différents.
Pour mes vitres, je vais m’acheter l’appareil type Karcher, ça fait aussi pour les parois de douche/carrelage. Ainsi, avec ces astuces, j’économise l’essuie-tout et les éponges jetables.

Seul bémol, c’est mon point faible, je me mouche énormément, toute l’année, et je ne suis pas encore prête à me mettre au lavable dans ce domaine… A voir si je peux en faire un compost spécifique dans mon jardin (la chance de vivre à la campagne)…

Sur beaucoup de point, j’utilise ces techniques depuis des années et ça m’énerve de voir des copains/collègues de boulot me traiter d’écolo juste parce que je trie depuis toujours. Je ne me sens pas écolo pour deux sous : je roule à l’essence, je n’achète pas toujours équitable, j’essaye juste de réduire mon impact au strict minimum. J’ai été agréablement surprise lorsque j’ai intégré la société PYLONES pour un remplacement car ils étaient très très calés sur la question!

Et vous, faites-vous attention à ce que vous jetez?

 

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New life en Ardèche

Bonjour à tous,

Dans un article posté fin janvier, je vous parlais de mon envie de tout plaquer et de changer de vie. C’était devenu plus qu’une nécessité, c’était vital!

Je vous avais parlé de mon projet d’investir dans une Tiny House, un mode de vie très développé aux USA mais encore rare en France. Malheureusement, cela n’aboutira pas car il y avait au moins 2 ans d’attente et que je n’ai pas ce temps devant moi à l’heure actuelle. Je ne l’oublie pas, je le garde dans un coin de ma tête, un jour, peut-être…

Mais j’ai effectivement tout plaqué. En l’espace d’un mois, j’ai tout trié, vendu, fait mes cartons, stocké mes affaires dans un garage qu’on m’a prêté et j’ai rendu les clés de mon appartement fin mars dans lequel je vivais depuis plus de 14 ans! Je suis donc devenue officiellement SDF.

J’ai quitté Marseille pour l’Ardèche du sud, fief de ma famille maternelle. Jusqu’à fin juin, je sous-loue un gite touristique chez des voisins à un tarif préférentiel, le temps de trouver un job saisonnier. J’avais déniché un super poste, bien rémunéré, pour 6 mois. Manque de bol, suite à un soucis d’amiante dans le local, il n’ouvrira peut-être pas cet été (alors que ça fait 33 ans que ça existe)…

Rassurez-vous, je ne vais pas rester à la rue bien longtemps, on va construire un garage/atelier sur le terrain de ma mère avec un espace habitable avec un salon/cuisine en bas et une chambre/sdb en mezzanine. Finis les loyers qui amputent ton budget et qui ne te permettent pas d’avoir des loisirs ni de voyager!!! Les travaux de terrassement vont démarrer la semaine prochaine. Les murs devraient être monté d’ici le 20 mai et ce sera hors d’eau environ à la mi-juin. Prions pour pouvoir y camper cet été car avec la forte activité touristique, c’est quasi impossible de se loger à cette période de l’année 🙂

Futur jardin

 

Terrain sur lequel sera le bâti

 

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I have a dream : changer de vie

On croit toujours que les changements de vie sont impossibles. En réalité, c’est faux mais encore faut-il être prêt à accepter l’idée même du changement. Il y a encore 6 mois, je pense que j’aurais été incapable d’avoir le discours que je vais vous tenir aujourd’hui.

Ces derniers temps, je suis très énervée. Tout le temps… Comme une envie silencieuse de hurler. Pour diverses raisons. D’abord, parce que ma santé me fait défaut et qu’il n’y a rien de pire que de se sentir diminuer, que de ne pas parvenir à être en adéquation entre ce que tu veux faire et ce que tu peux réaliser. C’est un véritable déchirement intérieur.
Ensuite, parce que je ne trouve pas un emploi qui me satisfasse. Cela fait 10 mois que je suis au chômage, 10 p’tain de mois que je cherche, scrute, postule sans relâche et je serai bientôt en fin de droits… D’autant plus que j’ai déjà travaillé dans presque toutes les entreprises de mon domaine d’activité sur ma ville, donc je suis dans un cul de sac.
Mais cela fait surtout 15 ans (avec 3 changements de métiers à la clef dans 30 sociétés différentes) que je subis mon job. Non pas que je n’aime pas ce que je fais, mais je me sens prisonnière de ma situation. D’abord, les conditions de travail dans la vente sont physiquement difficiles. Les clients sont très agressifs, parfois même condescendants, si on rajoute à ça du harcèlement moral de son employeur pour un salaire de misère ne permettant que de survivre, c’est un cocktail parfait d’insatisfaction intarissable. Je suis prête à vivre avec peu mais pas à n’importe quelles conditions.

Cela fait des mois que tout ça mouline dans ma tête. Rajoutez-y un nombre incalculable d’entretiens d’embauche plus décousus et aberrants les uns que les autres (je pense que ça vaudrait un article à part) + voir tout mon entourage démarrer un nouveau cycle de vie en 2018 (mariage, enfant, construction, déménagement, voyage, nouveau job) me donne l’étrange sensation que je vis au ralenti dans un cadre spatio-temporel différent de celui des autres.

Moi aussi j’ai envie ou plutôt besoin de changements. Parce que là, j’étouffe littéralement.

Alors je me suis posée, et j’ai réfléchi. Longtemps. Des semaines. J’ai pesé le pour et le contre. J’ai trouvé une solution, mais je vais avoir besoin de l’aide financière de ma famille pour y parvenir. C’est quelque chose qui me stresse car j’ai horreur de dépendre de qui que ce soit, surtout lorsque c’est sur un plan financier. J’ai toujours tenu à me débrouiller seule. Je travaille depuis ma majorité. Mon crédo : si je peux me le payer, je fonce, sinon j’oublie. Seulement, je ne vais pas avoir le choix, car avec ma situation, je serai dans l’incapacité de souscrire à un emprunt auprès d’une banque. Même en travaillant, même en CDI, mon taux d’endettement en ayant un loyer est incompatible avec un prêt.

A l’heure actuelle, il faut savoir que mes charges fixes (loyer, impôts, taxes locales, web, tél, edf, assurance…) représentent presque 70% de mes revenus. C’est beaucoup trop. J’adore ma ville. J’adore mon appart. Il est bien placé et pas cher pour mon quartier (540€ cc pour 35m²+ balcon 4m² – adieu j’ai perdu les parisiennes là non?), mais il est aussi devenu une source de stress. Lorsque l’on travaille, on peut se permettre d’avoir un toit sur la tête puisque l’on a un apport d’argent constant. Lorsque l’on a des soucis de santé, qui parfois peuvent vous empêcher de gagner votre vie durant un temps indéterminé, ça devient plus complexe. Chaque jour, je me demande combien de temps je vais pouvoir payer et ne penser qu’à ça, nuit & jour, c’est épuisant. Alors j’ai pris la décision de le quitter. Après 14 ans dans ces murs à galérer financièrement, je vais finir SDF et heureuse de l’être! Non, pas SDF dans le sens péjoratif du terme, rassurez-vous, plutôt dans le sens littéral.

J’ai le projet fou de changer de mode de vie en investissant dans une Tiny Housse, un habitat écologique. C’est une petite maison transportable car construite sur une remorque routière homologuée. On en trouve à partir de 39 000€ tout équipées (le prix d’un garage dans mon quartier). L’avantage : pas de foncier, pas de taxe d’habitation, possibilité de résider même sur un terrain non constructible. Et ça, dans ma famille, on en a pleins! Pas de loyer, peu de charges, ainsi les mois où je ne pourrais pas travailler, je ne serai pas endettée jusqu’au cou et lorsque ma santé me permettra de bosser, je pourrais mettre de l’argent de côté pour voyager un peu et profiter de la vie.
Englué dans le quotidien métro-boulot-dodo, on a parfois tendance à oublier que la vie est courte.

Bon, je serai contrainte de changer de région provisoirement pour retourner dans le patelin de ma mère en Ardèche. Obligée de quitter ma ville de cœur à laquelle j’ai tout donné et qui me l’a bien mal rendu. Moi, la fille de la ville, pas amoureuse pour deux sous de la campagne, j’ai fait le choix d’aller y vivre pour gagner en sérénité et retrouver un peu de liberté… (Bon vous risquez de voir quelques stories hilarantes de moi face aux insectes… y a de ces spécimens par là-bas que j’en ai la chaire de poule rien qu’en l’écrivant)…

 

Modèle que j’ai choisi car me correspondant en tout point

Bon, ce n’est pas un projet que je vais pouvoir réaliser en 2 mois, mais j’espère qu’il pourra prendre forme courant 2018 et m’éviter que cette année ait un goût aussi amer que les précédentes.

C’est encore une démarche atypique et rare en France. Si je parviens à concrétiser tout ça, je vous en parlerais plus longuement sur le blog et IG car je pense que ce mode de vie va prendre de l’ampleur et que ma démarche pourrait en intéresser d’autres.

 

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