Voici mon petit look tricolore que je portais pour le 14 juillet.
Rien de neuf, je recycle en faisant de nouvelles associations.
Ma robe est une Kiabi que j’avais cherchée en soldes l’été dernier, puis trouvée sur vinted cet hiver.
Mon cabas est un vieux Mango réversible que j’adore mais qui a bien vécu, il est en fin de vie, snif.
Mes BO sont « une pièce unique » de la créatrice lyonnaise Mme des Feuillants.
Mes espadrilles sont de seconde main (elles étaient quasi neuves).
Comme à mon habitude, j’ai joué sur l’association de motifs en restant dans une gamme chromique définie : bleu-blanc-rouge.
J’espère que l’été a bien commencé pour vous et que la canicule ne vous a pas achevée.
Il a fait 42°c chez moi, bien entendu, juste le jour où je devais déménager, sinon ce n’est pas drôle.
D’où mon absence par ici car j’ai été bien occupé en montage de meubles, ménage, rangement.
Ce n’est pas fini, on doit monter la cuisine. Puis la terrasse en bois aussi…
Sinon, j’étais un peu d’humeur boudeuse car j’avais trouvé 2 jobs pour cet été, mais cela ne se fera pas finalement.
En moins de 24h, je suis passée de 2 possibilités à zéro.
Entre une employeuse qui m’a plantée à 48h du démarrage (encore) et un autre où, à CV égal, ils ont sélectionné par ordre chronologique de candidature… WHAT?
Je vous poste une petite tenue basique avec un short en jean, de nouvelles pompes qui brillent (miss paillette c’est mon surnom),
et une blouse ample en broderie anglaise et en dentelle, le must de l’été.
Un matin, je me suis levée, j’ai ouvert mes volets et je me suis assise en terrasse pour prendre mon petit déjeuner. Et en cet instant précis, il s’est passé quelque chose que je ne saurais expliquer, comme une réminiscence du passé, je me suis dit que cette journée correspondait parfaitement au souvenir que j’avais des douces journées d’été de mon enfance. Celles où il fait chaud, mais une chaleur saine, sèche, diffuse, pas de celles où tu te retrouves en sueur passé le seuil de la porte, et que tu as fait plus de trois pas dehors.
Et là, ce fut un peu le choc de constater que l’on était qu’au printemps, que ce n’était pas normal qu’il n’y ait plus de vraie saison comme avant. Parce que voyez-vous, je suis nostalgique de ces journées où tu pouvais rester à la plage une journée sans avoir l’impression de crever au bout de 2 heures, où en période estivale, tu pouvais prévoir des randonnées, des pique-nique sans avoir à te soucier de la canicule, des invasions d’insectes ou autres. Maintenant, je vis l’été comme une contrainte, la saison où tu as envie de faire pleins de choses mais où tu ne peux pas, parce que la nature, ton environnement proche t’en empêche…
J’habite dans le sud.
Après 15 ans de réjouissance sur Marseille, la vie m’a conduite à prendre mon baluchon pour me poser en basse Ardèche, le pays que nos anciens qualifiaient de paradis terrestre.
Et pour y avoir passé la plus grande partie de mes vacances, je ne peux qu’abonder dans leur sens, cela l’était…
Bien entendu, c’est toujours aussi beau mais, avec le changement climatique, c’est plutôt devenu l’enfer!!!
L’été dernier, nous ne sommes pas parvenus à manger une seule fois dehors, pas un jour en 3 mois!!!
Nous avons été envahis de bestioles :
⇒ chenilles qui te tombent dessus, ou dans ton assiette,
⇒ pyrales du buis, (ma pire ennemie), qui te foncent dessus par centaine pour finir écrasées dans ta nourriture,
⇒ mouches d’herbe (sorte d’aoûtats) qui te laissent des cloques dures sur la moitié du corps pour une semaine
⇒ Les criquets verts (et/ou mantes-religieuses, au choix)) qui te sautent dessus… Ceux-là, j’en ai trop peur!
⇒ les bonnes grosses mouches, celles que tu tentes de chasser en continue et qui se posent toujours sur toi,
⇒ et bien entendu, comme si cela ne suffisait pas : les moustiques par milliers (non, je n’exagère pas).
Je vais être sympa, je t’épargne les scorpions, les serpents et les araignées poilues qui tentent de te grimper dessus! Et les sangliers qui t’empêchent de sortir dès la nuit tombée.
Et les cigales qui chantent tellement fort que tu as l’impression d’avoir un concert de hard rock dans ton jardin…
Quand je parle d’invasion, ce n’est pas un euphémisme, cela en était au point où le temps de fermer les volets, il rentrait dans la pièce environ 80 pyrales et 60 moustiques (bonne nuit au passage avec toute cette smala dans ta chambre à 2h du mat). On a passé nos journées à chasser les bêtes pour parvenir à dormir 3 heures maximum, le plus souvent en tombant de fatigue au petit matin… Nous avons cherché des moustiquaires pour les fenêtres mais comme nous n’étions pas seuls à avoir eu la même idée au même moment, il y a eu une rupture de stock dès fin juin!
Cette année, on y a remédié, enfin partiellement car toutes nos fenêtres ne sont malheureusement pas équipables….
Mais les 41° degrés annoncés la semaine prochaine me donne envie de pleurer…
Alors vous pourrez comprendre que, dans ces conditions, je n’aime plus l’été, je le redoute même.
L’autre soir, je regardais les stories IG de Aude ( Little World of fashion) qui habite à côté de là où j’ai grandi. Elle racontait comment sa famille était prise au piège par les aoûtats, ce qui les rendait fous, impossible de dormir ni de s’en débarrasser. J’ai habité 15 ans à 10km de chez elle, je me suis roulée dans l’herbe toute mon enfance, je n’ai JAMAIS vu ces insectes!
Ces petites bêtes normalement présentes qu’en août, sous les chênes, ne respectent plus les saisons et ont modifié leur habitat naturel.
Avec la mort de nombreuses espèces, d’autres prolifèrent car n’ont plus de prédateurs, la chaîne alimentaire a été rompue. C’est pareil pour le changement climatique, on le ressent au quotidien.
Il n’y a que des gens comme Trump et compagnie qui peuvent continuer à nier les faits. Tous les signes sont présents autour de nous, encore faut-il y prêter attention.
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