Instagram, les vrais chiffres des petits comptes

Instagram et son nouvel algorithme, tout le monde n’a que cette préoccupation en tête…

Pourtant, même si je me bats contre Insta qui m’impose de la publicité et ne me permet plus de voir ce que j’ai sélectionné, ma plus grosse préoccupation n’est pas la même que celle des autres blogueuses. Il faut dire aussi que je ne suis pas influenceuse et que les chiffres je m’en fous un peu, voire beaucoup, n’ayant de comptes à rendre à personne.
Cependant, je ne me prive pas de les suivre grâce à une application car c’est toujours très instructif…

J’ai démarré mon blog il y a 6 ans mais ça ne fait guère plus de 3 ans que j’ai un compte Instagram.
Pourquoi? Je n’avais pas un smartphone adapté à la plateforme et il était alors impossible de poster depuis un ordi.
Avoir un compte sur lequel tu ne peux rien montrer ne sert strictement à rien, on est d’accord?
J’aurais pu moi-aussi avoir 10K (ou beaucoup plus) si je l’avais voulu mais l’idée d’organiser des concours pour faire gonfler exponentiellement mes stats n’était pas dans mon éthique, encore moins d’acheter des followers pour paraître plus importante. Oui, parce que comme dans la vraie vie, le monde attire le monde! « Ah ben tiens, la meuf elle a 15K, elle doit savoir de quoi elle parle, je vais la suivre » : oui il y a encore pleins de personnes qui réfléchissent ainsi plutôt que de regarder s’il y a vraiment un contenu et une personnalité derrière le compte, plutôt que du contenu sponso caché, copié/collé moutonnant d’autres comptes.

La nouvelle tendance pour gagner des followers est de sélectionner des comptes ayant un nombre d’abonnés dans la fourchette du tien et de créer un groupe dans lequel chacun présente ses pseudos découvertes en partage de compte (toc toc toc lol, on vous voit!!!). Coucou au passage aux blogueurs marseillais participants à cette mascarade tous les dimanches, vous êtes pathétiques et ça me fait d’autant plus de peine que j’en connais certains dans la vraie vie et qu’ils valent beaucoup mieux que de se rabaisser à ce jeu pervers…

Pour moi, le but ultime des réseaux sociaux ne doit servir qu’au partage et à l’échange. Le reste n’a aucune utilité. Hors, ce que je déplore c’est que non seulement avec l’algorithme seul 1% de mes abonnés voit mes publications mais en plus un paquet de gens s’abonnent pour diverses raisons autre que celles de me suivre sincèrement.
Il y a :
– les faux comptes que IG abonnent automatiquement,
– les comptes privés étrangers (ceux-là je ne comprends pas vraiment ce qu’ils cherchent en s’abonnant),
– les gens qui te follow/unfollow dans la même journée (que tu t’abonnes en retour ou pas c’est pareil, ils te dégagent en deux deux)
– les comptes publicitaires qui veulent juste essayer de te vendre des merdes

Avec tout ça, je vais vous publier mes résultats et vous ne pourrez que constater à quel point c’est décourageant…

Donc, parlons chiffres.
Ne voulant pas faire de partenariats, prônant le dégriffé, le seconde main, le vintage, les pièces uniques, déjà je me mets une balle dans le pieds car je ne suis pas, commercialement parlant, intéressante. C’est triste à dire mais c’est un fait avéré!!!
Sur l’équivalent des 2 dernières années sur IG, j’ai eu 339 nouveaux abonnés (ceux qui se désabonnent sont défalqués de ces chiffres, en théorie), soit sur 482 personnes qui me « suivent », seul 1/4 semblent potentiellement intéressés par mon compte. Sur ce chiffre, rappelons-nous que seul 1% voit mes publications, soit une quinzaine de personnes!!!! Lol, on est presque en famille!!!

Le chiffre le plus effarant : 1112 se sont ou ont été désabonnés de mon compte (oui, parfois IG choisit pour toi),
soit presque 2,5 fois plus de personnes sont partis que mon nombre réel d’abonnés!!!

 

Si on observe les graphiques, on voit bien la tendance +10/-8 sur une journée qui te fait stagner des mois au même chiffre…
Comme si ton compte était un hall d’entrée dans lequel les gens ne font que passer, ils entrent, ils sortent, sans un mot, sans attente, sans le plus important à mon sens, sans ne rien partager. A quoi cela sert-il alors de persévérer?
Perdre plusieurs heures hebdomadaires sur un lieu virtuel qui ne t’apporte pas l’essentiel, c’est vraiment une frustration.

Si tu regardes de plus près certaine journée en terme d’abonnements, tu pourrais presque partir en dépression…

Exemple d’une période n’apportant que du vent, la preuve en image…

Certains me follow/unfollow constamment. En ayant marre, j’ai tenté de les bloquer mais bizarrement, ça ne sert à rien… Ils resurgissent dans mes stats régulièrement malgré tout.

Ah oui, j’allais oublier les bots, ces gens qui utilisent un robot pour spammer tes posts quotidiennement, comme le compte @atelier_aix qui me rend chèvre tellement c’est flagrant.

Bref, où est passé l’essence de ces applications? Peut-on encore parler de partage quand tu sais que même les gens potentiellement intéressés ne voient pas tes publications? Nulle part, et c’est bien ce qui me gêne. J’ai parfois cette impression bizarre de me parler à moi-même et je me dis qu’il faut être sacrément mégalo pour continuer à parler dans le vide avec l’espoir que cela puisse intéresser quelqu’un passant par là par pur hasard…

A mon avis, IG s’est auto-flingué en faisant ces choix car de plus en plus de personnes vont devenir des comptes fantômes, n’y trouvant plus d’intérêt, ils iront voir ailleurs si l’heure n’est pas plus verte. Comme FB qui décline de mois en mois.
Sa seule force réside dans le fait que les influenceuses ont tellement d’argent en jeu qu’elles continueront à publier encore plusieurs mois, mais qu’en est-il de l’après? Lorsque cela ne sera plus rentable pour personne? Qu’adviendra-t-il de cette application qui était si géniale à ses débuts?

 

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Non, ce n’est pas la vitesse qui tue

Chaque 15 mars, j’étouffe, je rase les murs, j’attends avec impatience que la journée s’achève, avec appréhension, pourtant je ne suis pas superstitieuse.

Le 15 mars 1993 aurait dû être le dernier jour de ma vie. J’avais alors 13 ans. Cette année, je fête donc 25 ans de rab…

C’était un lundi matin ordinaire où l’on se rendait au collège. On démarrait bien la semaine avec un cours de sport de 2h, l’angoisse, moi qui n’ai jamais été du matin, c’était plutôt une torture. Comme chaque jour, on récupérait les jumelles voisines à quelques rues de chez nous avant d’emprunter les petites routes de campagne.
Ce matin-là, nous aurions dû être 5 dans la voiture car une amie des filles devaient passer le WE chez elles. Si une vilaine grippe n’avait pas eu raison d’elle, je ne serai plus là pour vous parler, car j’aurais été assise à la place du mort (qui porte bien son nom).

A peine sortis du village, alors que nous empruntions une petite nationale sinueuse munie de larges fossés, sous un crachin hivernal pas vraiment habituel dans mon sud, un fada roulant en Renaut 5 (avec un autocollant « bébé à bord ») a décidé de prendre l’initiative de doubler 3 voitures en pleins virages, sans visibilité, avec une chaussée glissante.

Nous arrivions en face à ce moment là…

Nous devons notre survie à deux éléments :
1. mon père possédait une grosse berline ayant une carrosserie très solide et un moteur prévu pour basculer sous l’habitacle en cas de choc violent pour éviter de blesser les passagers à l’avant, car il passait sa vie sur les routes (effectuant plus de 100 000km/an)
2. son expérience de la conduite lui a permis de comprendre plusieurs secondes avant l’impact que celui-ci serait inévitable et il nous a prévenu.

 

Auteur : Arex Socha

 

Je crois qu’il a juste eu le temps de nous dire : « tenez-vous bien les filles, ça va frapper« … et puis la violence du choc, le vacarme de la tôle froissée, broyée, ce bruit que je n’oublierais jamais…
Le fou a touché la dernière voiture qu’il était en train de doubler, il l’a faite sortir de la route avec une telle violence qu’elle a effectué un tonneau en l’air au dessus de nous (sans nous toucher, un miracle) et s’est crashée sur le bas-côté dans le fossé. Il est, quant à lui, venu s’encastrer frontalement à pleine vitesse dans notre véhicule. Au lieu de freiner, il a accéléré jusqu’au bout en pensant que ça allait passer… Il faut savoir que lors d’un accident frontal, celui qui encaisse la violence du choc est celui des deux qui roule le moins vite. Mon père a pris la lourde décision de freiner, sachant que ça allait sauver la vie de l’inconscient car son véhicule ne lui aurait pas permis de résister à l’impact.
Ce fut une décision lourde de sens, qui aurait pu avoir de tragiques conséquences pour nous, il l’a prise en quelques secondes fugaces.

Nous étions 3 sur la banquette arrière. Aucune de nous n’avait la ceinture de sécurité (pas encore obligatoire). Mon père non plus. Il s’est agrippé de toutes ses forces au volant et n’a pas touché l’habitacle (mais il n’a pas non plus était capable de tenir un stylo durant plusieurs jours). Une des filles a juste tapé le front dans une vitre, l’autre s’est cognée le nez dans son cartable qui lui a sauvé la vie en se bloquant entre les deux accoudoirs, faisant office d’airbag. Quant à moi, j’ai tapé tellement fort dans le siège en cuir de la place avant alors vide qu’il a rompu et s’est sectionné en deux. Si j’avais été assise dedans comme prévu, j’aurais été broyée par la violence de l’impact… La voiture était un tel amas de tôle froissée que les seuls éléments que nous avons pu récupérer était un bout du capot arrière et l’antenne du toit. Nous sommes restés coincés un bon moment. Heureusement, nous avions un téléphone fixe dans la voiture (très rare à l’époque) et nous avons pu appeler les secours de suite. Nous avons été des miraculés d’après les pompiers. En arrivant de loin, ils s’étaient préparés psychologiquement à ne sortir que des cadavres…

Au final, seul le responsable de l’accident a été très grièvement blessé. On n’a jamais su s’il s’en était sorti, ou pas, mais je crois que l’on n’avait pas envie de le savoir. Il a failli tuer 5 personnes, il ne s’est jamais excusé, il a juste dit aux policiers qu’il était en retard au travail…

Comment est-il possible de prendre de telles décisions inconscientes pour un motif aussi illégitime? Je ne comprends pas.

 

Alors lorsque je vois le matraquage médiatique du gouvernement nous annonçant qu’une limitation de vitesse à 80km/h sauvera des vies, j’ai l’impression qu’on veut me faire une lobotomie du cerveau!!! C’est clairement une mesure pour racketter les automobilistes. Non, la vitesse excessive ne tue pas sur les routes en France, mais la prise de risque inconsidérée oui! Se saouler, fumer de l’herbe, snaper au volant, doubler n’importe où, griller un feu, un stop, c’est jouer à la roulette russe avec la vie des autres en plus de la sienne!!! Attention, je ne parle pas des fous abordant un village à 120 au lieu de 50, non, bien entendu, mais en quoi même rouler à 100/110 sur une route limitée à 90 est-il dangereux si on adapte sa conduite à la situation?

J’ai passé tellement de temps sur les routes, les autoroutes, j’ai parcouru tellement de km. D’abord avec mon père lorsque j’étais jeune. Nous allions presque chaque semaine à Lyon, Toulon, Nice, Montpellier, Bézier, Carcassone, Toulouse, Albi, ou Nancy. Puis, j’ai eu mon permis de conduire, je n’ai cessé de rouler presque chaque jour. Des comportements à risque, j’en ai vu tellement! Des occasions manqués de mourir, j’en ai eu d’autres, à chaque fois parce que des automobilistes n’ont pas respecté le code de la route. Je conduis en regardant à 360 degrés ce qu’il se passe autour de moi. Des accrochages, j’en ai eu plusieurs, j’ai su les anticiper pour limiter les dégâts à du matériel. Je n’étais responsable d’aucun. Mon père m’a bien enseigné la conduite, pas de manière scolaire, mais la pratique, celle à laquelle tu es confrontée au quotidien. Il a toujours conduit vite, très vite, parfois même il a frôlé le pas raisonnable… Mais il ne prend pas de risque, il sait s’adapter aux conditions climatiques, à l’état de la route. En Allemagne, la vitesse sur la 3ème file de l’autoroute est libre. Tu peux rouler à 200 si le cœur t’en dit, pourtant, il n’y a ni plus ni moins de morts sur leurs routes que sur les nôtres, parce qu’ils sont plus disciplinés.

Je n’ai qu’une peur, je pense que cette loi va tuer des gens innocents. Ayant l’appréhension de se faire flasher, certains vont se mettre à rouler à 70, énervant les autres automobilistes bloqués derrière qui vont prendre des risques inconsidérés pour parvenir à les doubler coûte que coûte.
Parce que des gens en retard ou pressés comme le fou qui a croisé mon chemin ce 15 mars 1993, il y en a pleins cachés au plus profond de chacun de nous…
Nous avons tous cette capacité à prendre un jour la mauvaise décision et de jouer notre vie inconsciemment en une fraction de secondes…

 

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Quand Yves Rocher prend ses clients pour des cons

Petit article humeur du dimanche soir pour dénoncer des pratiques commerciales hallucinantes de nos jours.

Avant-hier, alors que je venais de faire 15 bornes pour dénicher une Poste ouverte un vendredi après-midi (la joie d’habiter la deuxième ville de France, qu’est-ce que ce doit être en Lozère), je passe par hasard devant l’enseigne Yves Rocher. Ça tombe bien, je devais me racheter du shampooing. Je prends celui à l’hamamélis, depuis 2 ans, je l’apprécie bien car il a une composition plutôt green et laisse les cheveux tout doux.
On passera sur les techniques d’accueil « imposées par le siège » que je hais le plus au monde, celles où à peine passée la porte d’entrée tu as envie d’en ressortir illico presto parce que t’as 5 vendeuses sangsues qui te sautent dessus quasi simultanément pour « t’aider ». Je ne comprends pas qu’en 2018 cela soit encore d’actualité car travaillant dans le commerce depuis 15 ans, la plupart des enseignes en sont revenues car il a été prouvé que ce type de harcèlement fait plutôt fuir le badaud que ne provoque d’actes d’achat, mais bon, là n’est pas mon propos du jour…

Je m’approche du rayon shampooing, je le saisis machinalement, m’apprête à passer en caisse et là mon regard reste bloqué en suspend sur l’étiquette de prix : 4,50€!!! J’ai pour habitude de le payer 2,50€ voire parfois 4€ les 2 en promo. Cela fait tout de même une augmentation de 80%. S’il y a une chose qui m’énerve par dessus tout, c’est cette sensation d’être prise pour une imbécile. Je le repose et saisit l’opportunité t’interpeller la vendeuse ventouse à proximité pour avoir de plus amples explications sur une telle augmentation. Et là, elle me sort le discours commercial bidon, clairement dicté par son entreprise, récité tel un automate :
« c’est le même prix que d’habitude car avec la carte de fidélité vous bénéficiez de -50% sur ce produit toute l’année« !!!

OK, alors si je comprends bien, pour avoir l’honneur de payer mon shampooing au tarif habituel, j’ai l’obligation de détenir une carte de fidélité, relatant de mon identité complète, servant à la fois à l’enseigne à spammer ma boite mail déjà bien dodue ainsi qu’à renseigner mes habitudes de consommation, des informations souvent revendues à des tiers contre notre grès malgré la loi informatique et liberté
Si je m’y refuse, je dois accepter de payer une contre-partie équivalente à une augmentation substantielle de seulement 80% de plus. Ce procédé n’est pas sans rappeler la pratique commerciale déloyale consistant à gonfler artificiellement les prix avant une période de soldes pour vous faire croire que vous avez bénéficié d’une réduction important et c’est pénalement condamnable.
D’ailleurs, une décision de la cour d’appel de Dijon a rappelé que les programmes de fidélisation sont soumis à la réglementation afférente aux offres de réduction. Cette décision a confirmé (je cite) qu’une « réduction ne pouvait être offerte de manière permanente, même dans l’hypothèse où les personnes bénéficiaires font partie d’un programme de fidélisation. De plus, pour déterminer le montant de la réduction susceptible d’être offerte à une personne, encore convient-il de veiller au respect des dispositions afférentes à la notion de prix de référence. Ce prix s’entend habituellement au prix le plus bas effectivement pratiqué par l’annonceur pour un article« .

 

A savoir, aucune enseigne ne peut vendre à perte en France, c’est illégal. Les produits à « petits prix » sont fabriqués en grande quantité. La marque fait peu de marge dessus mais ils demeurent très rentables car ils se vendent en grande quantité et génèrent une part fixe de chiffre d’affaire, cela s’appelle en mercatique un produit d’appel.

Et je vous rassure de suite, mon shampooing n’est pas le seul concerné. En jetant un rapide coup d’oeil à des produits que j’ai déjà achetés par le passé, ils ont tous considérablement augmenté. J’en ai tellement marre d’être prise pour une bille par ce genre de marque que je pense écrire à la DGCCRF (la répression des fraudes) pour avoir leur avis sur ce cas précis. Je vous invite à ne pas hésiter à en faire autant si vous constatez qu’une enseigne que vous avez l’habitude de fréquenter augmente considérablement ses prix de vente en vous obligeant à prendre un système de fidélité pour conserver l’avantage de l’acheter au tarif habituel. Beaucoup d’enseignes n’en font qu’à leur tête se pensant plus fortes que les lois, d’ailleurs mon ex-patron s’est fait épinglé pour des cas similaires sur notre E-shop. Je peux vous garantir qu’il a vite cessé de rigoler…

 

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