Si vous me suivez, vous savez que le basique n’est pas ma tasse de thé, je préfère l’originalité, la démesure, l’unicité d’une pièce, et quoi de mieux pour y parvenir que de la créer. Surtout que ce n’est pas compliqué, ça nécessite juste d’avoir un peu de temps.
J’avais déniché ce joli chapeau en feutre lors d’un vide dressing mais le tour déco, noir sur noir, en similicuir = bof.
J’ai donc décidé de lui donner une deuxième jeunesse.
Matériel nécessaire :
Un chapeau (on en trouve des similaires pour moins de 15€ chez Pimkie)
Tout d’abord, il va falloir décoller le ruban d’origine.
Il reste un filet de colle disgracieux. On gratte un peu délicatement.
On met à chauffer le pistolet à colle 5 minutes. On va ensuite coller délicatement le ruban par dessus les traces de colle pour les cacher.
On va ensuite couper le ruban excédentaire. On va coudre ou épingler la fleur à la jonction.
On peut s’arrêter là. Moi j’ai voulu y rajouter quelques sequins fushia que l’on va coudre en biais. J’en mets deux dans l’aiguille, puis on fait un petit point de surjet pour les maintenir. Inutile de préciser que c’est la partie la plus longue.
Et voilà le résultat final! J’ai choisi ce décor mais avec une dose d’imagination les possibilités sont infinis!
Après avoir abordé les questions de matériel et de technique, nous arrivons enfin à la partie la plus intéressante : mettre en valeur votre tenue, vos accessoires avec tout ce que vous avez appris précédemment.
Je vais vous expliquer comment je procède, je ne dis pas que tout soit parfait et qu’il faille procéder de la même manière, d’ailleurs chacun est libre d’apporter en commentaires des techniques et astuces pour tous.
Les chaussures :
Je commence toujours par les chaussures car c’est la partie qui me prend le plus de temps mais qui demande le moins de réglages complexes.
– Mon pied photo se compose de 3 extensions. Je n’utilise que la première.
– Je fixe mon boitier,
– je règle les niveaux pour faire une image horizontale
– je cadre en plongée (boitier incliné vers le sol)
– je zoom au maximum
– je teste la lumière
– Vérifier bien pour votre mise au point le capteur sélectionné selon que vous vouliez mettre en avant l’ensemble de la chaussure ou un détail (talon, bride).
– je cherche un repère sur le sol pour bien me positionner (trou, tâche) ou bien j’en cherche un sur place (bout de bois, caillou). Le plus difficile avec les gros plans c’est de bien se positionner pour ne pas couper un bout de chaussures.
Bout de corde test d’emplacement (je l’efface ensuite ou je recadre)
Quelques astuces :
– Faire attention aux ombres disgracieuses. Pour les éviter, vous pouvez vous mettre à l’ombre mais c’est vrai que les détails sont mieux mis en valeur au soleil. Dans ce cas, faites des tests et n’oubliez pas de toujours contrôler le résultat. Le plus simple est de changer de point de vue en tournant votre boitier à 180°C.
– Faites aussi attention aux ombres des feuilles des arbres, dans le viseur on ne voit parfois rien de significatif mais le fort contraste peut achever la photo.
Exemple d’ombres disgracieuses car trop fortes, elles dissimulent la 2ème chaussures et des détails.
On change de place et l’ombre n’est plus sur la 2ème chaussures.
A l’ombre, pas de soucis d’exposition la lumière étant homogène
Les vues d’ensemble :
Essayez de choisir un lieu pas trop passant pour vous éviter de perdre du temps. Le plus long, ce sont toujours les réglages et savoir où se placer pour avoir le rendu désiré. Une fois trouvé, on n’a pas envie de tout recommencer juste pour laisser passer une voiture.
Attention aussi si le soleil est derrière vous (ou face au boitier), vous risquez d’avoir de mauvaises surprises (sur ou sous-exposition, halo lumineux). Si vous vous positionnez face au soleil, pensez aux lunettes !!!
Vilain halo mal placé !
– Réglez votre pied photo à sa hauteur maximale (faites en sorte d’avoir encore accès à l’écran de contrôle et aux boutons de réglages).
– Basculer votre boitier sur le côté afin de le positionnez en vertical
– Réglez le zoom (35 à 50mm)
– Changer votre capteur de mise au point
– Testez la lumière.
– Positionnez-vous (pas de magie, il faut prendre des repères et faire des tests de distance pour trouver la bonne)
– une fois les plans un peu lointain réalisés, rapprochez-vous en zoomant à 55/70mm
Ici la barrière me permet de bien me positionner.
Les portraits :
Je garde le boitier dans la même position mais je règle mon zoom autour de 70 mm/ 80 mm. Je me place entre 1.5 et 2 mètres du boitier. Faire attention de bien resté dans l’axe de l’objectif pour ne pas se retrouver décentrer. Là aussi faîtes des tests, avec l’habitude, vous saurez bien vous placer de suite.
Les détails :
Pour le sac, je règle mon boitier en plongée et j’essaye de me positionner dans l’axe. Rajouter un peu de lumière sinon ce sera sombre. Il faut savoir que plus on zoome, moins la lumière rentrera dans l’objectif et inversement. Il est donc normal que l’exposition change entre une vue de pieds et un détail. Si celui-ci est noir, il faudra mettre d’autant plus de lumière afin que les détails ressortent bien. Si vous avez la possibilité d’orienter un rayon de soleil sur l’accessoire, cela permettra de mieux le mettre en valeur notamment au niveau des détails qui ont leurs importances (matières, brillance…), il n’en sera que sublimé.
Vue en plongée – détails du sac avec du soleil
Même cadrage mais sans soleil, ici ça marche car le trench était clair sinon on ne verrait rien.
On peut aussi utiliser le mobilier urbain pour mettre en valeur nos accessoires (sacs, ceintures). On peut jouer sur la mise au point pour faire apparaitre une marque.
Ceinture sur un tuyau (ici mise au point sur l’écriture pour voir la marque, d’où le flou normal du 1er plan)
N’oubliez pas les bijoux, certainement le plus difficile en terme de rendu quand on opère seule car le résultat est plus beau en mode macro (si votre objectif en est pourvu). Ça demande une certaine gymnastique pour évaluer la bonne distance et une bonne mise au point car cette dernière s’effectue alors au millimètre près. Souvent le zoom rame à mort alors je mets ma main posée sur le collier pour bloquer la mise au point (l’objectif n’aime pas les matières réfléchissantes, ça induit en erreur la distance à laquelle vous vous trouvez). Attention aussi au mode macro pour les BO. Pour peu qu’il y ait du vent, elles bougent, hors dans ce mode là le flou est très rapidement de circonstance. Rester zen, il faut souvent de nombreuses vues pour obtenir un résultat exploitable.
Gros plan en mode normal (105 mm)
En mode macro, plein feu sur les détails
Enfin, pour conclure, n’oubliez pas que tout ne nécessite pas un pied. On peut prendre un bracelet, une bague, le dessus de ses chaussures, le détail ou le motif d’un vêtement en tenant le boitier d’une main (toujours mettre la dragonne autour du cou). Après, soyez créatives, c’est la seule façon de se démarquer des autres.
On verra dans le dernier tuto comment rattraper une image loupée ou gommer quelques petits défauts.
Voilà, on arrive dans le vif du sujet qui est tant redouté alors que vous verrez qu’il n’y a pas de quoi.
Position du boitier :
Je ne saurais que trop vous conseiller de mettre votre boitier en position verticale? Pourquoi? Et bien parce que le but ultime du shooting c’est de voir votre tenue complète et qu’en position horizontale vous ne représentez que 1/3 de l’image pour 2/3 de paysage. Donc ça passe si vous êtes dans un cadre magique, ce qui ne sera pas vraiment toujours le cas hein? On gardera donc la position horizontale pour les chaussures et les accessoires (ce sera étudié dans le prochain tuto).
Exemple :
Le zoom :
Vous devez d’abord savoir ce que vous voulez faire. Voulez-vous montrer un peu le paysage ou bien vous concentrer que sur l’essentiel, la tenue? Dans le premier cas, vous pouvez commencer au grand angle (28 à 35mm), dans le second réglez le zoom directement au 50 mm/70 mm. Pour être bien centrée, ce n’est pas magique, il faut de la patience et faire des tests. Moi je me base sur des repères (tout peut servir : un poteau, une plaque d’égout, une porte, les feuilles au sol), tout ces éléments d’habitude tant redoutés deviendront vos meilleurs alliés.
La lumière :
On a la chance de travailler en numérique, donc de pouvoir visualiser de suite le résultat et le corriger. Ne jamais s’en priver. Il faut savoir que la lumière varie en fonction de plein de paramètres. Par exemple, il faudra enlever de la lumière si vous êtes habillées en blanc et en rajouter si vous êtes en noir. Elle varie aussi lorsque l’on zoome. Ainsi plus on se rapproche du sujet, plus il va falloir rajouter de la lumière. Attention aux PDV en fin de journée, la luminosité peut énormément varier en quelques minutes!!!
J’ai la chance d’avoir été formée à l’argentique donc je connais tellement bien la lumière que mon œil sait à peu près les réglages à l’avance en fonction de la luminosité mais ce n’est pas donné à tout le monde, alors il faudra vous entrainer.
Si vous avez loupé votre exposition, tout n’est pas perdu, nous verrons dans le tuto 5 (la retouche) que l’on peut récupérer son image (enfin à partir du moment où un minimum d’informations ont été enregistrées).
Le boitier :
Je travaille toujours en mode manuel « M » sur le boitier. Ce n’est pas compliqué mais cela nécessite de régler 2 paramètres déterminant : la vitesse d’obturation et l’ouverture du diaph (pourcentage de lumière qui rentre). Un conseil, sur une journée ensoleillée commencez vos réglages au 1/250e pour la vitesse et 8 pour le diaph. Pour vous simplifier la vie, essayez de garder l’un des deux paramètres constant, surtout si vous êtes débutantes. Si vous avez trop de lumière, au 1/250e mettez un diaph 11 ou 16, si vous n’en avez pas assez mettez 5.6 ou 4. Vous pouvez en faire autant avec la vitesse au choix. Au diaph 8, trop de lumière 1/500e, pas assez 1/125e.
Pour la vitesse d’obturation, éviter de descendre au dessous du 1/60e car vous risquez de produire du flou, surtout avec un zoom supérieur au 50 mm. Si vous avez besoin de luminosité, jouez plus sur l’ouverture du diaph. Plus ce dernier sera ouvert (petit chiffre 2 ; 2.8) plus votre arrière plan sera flou. Inversement, plus il sera fermé (grand chiffre 11 ; 16), plus on verra votre fond. Cette donnée peut vous être utile si vous avez un arrière plan très moche et pas le temps de chercher mieux.
La télécommande IR :
Pour utiliser la télécommande à distance, il faut que votre boitier émette en infrarouge pour communiquer avec elle. Normalement tous les boitiers réflex ont cette option. Vous avez la possibilité de coupler cette possibilité avec le retardateur pour avoir le temps de vous positionner correctement, je vous le recommande vivement si vous ne voulez pas apparaitre avec le bras levé sur chaque image (voir le manuel de votre boitier).
La mise au point :
Selon votre boitier, vous avez dans le viseur une grille de mise au point avec des capteurs à sélectionner. N’oubliez pas de les modifier selon ce que vous voulez mettre en avant (capteur central pour du look, capteur plus haut pour du portrait). C’est d’autant plus important dans les gros plans car c’est ce qui va déterminer si la photo est valable ou à jeter.
Normalement, avec un boitier réflex, la gestion de la mise au point se fait avec la télécommande qui informe le boitier de la distance à laquelle vous vous trouvez et qui pilote le zoom. Parfois cela ne fonctionne pas bien à cause de votre vêtement. Cette fonction a du mal à comprendre les informations si vous êtes habillées en ton sur ton (blanc sur fond clair), ou bien l’ennemi numéro 1 : la paillette bien réfléchissante ou le mini motif. J’ai une astuce pour ça. Prenez un foulard, une pochette contrastant avec votre tenue, si possible uni, et placez-les devant vous le temps de la mise au point et la magie opère.
J’espère que ces quelques points vous aiderons à améliorer vos prochaines prise de vues, n’hésitez pas à poster vos questions en commentaire. Mais avant tout, sachez que chaque boitier/ marque a ses propres caractéristiques donc potasser votre manuel ( c’est barbant, mais bien utile).
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