Blogueuse mais pas influenceuse

S’il y a une chose que je revendique haut et fort NE PAS ÊTRE, c’est bien une influenceuse!

A l’heure où la plupart vendraient leurs âmes au diable pour parvenir à en être, moi, je ne le souhaite pas et ne l’ai jamais désiré,
quitte à m’asseoir sur une pseudo popularité qui ne m’aurait rien apportée.

Quelle ne fut pas ma déception d’apprendre que le site Hellocoton changeait de nom pour s’appeler « les influenceuses« !!!
C’est tellement peu représentatif des personnes inscrites sur ce site, qui, pour la plupart, sont là dans un esprit de partage, sans volonté d’influencer qui que ce soit…
Quant à celles qui le sont devenues, c’est une plateforme sur laquelle elle sont abonnées par dépit parce qu’il faut être partout mais elles n’y vont pas pour autant, elles ne l’utilisent pas, ne lisent pas les autres blogs, ne répondent même pas aux commentaires laissés…
De plus, les blogueurs vont apprécier, car même s’ils demeurent peu nombreux, il n’y a pas que des femmes dans cet univers…
Alors quel est l’intérêt de ce changement de nom? Si ce n’est encore pour faire du pognon, pour avoir un meilleur référencement, une visibilité plus importante pour la pub hébergée… Faut-il donc renier ses fondamentaux pour survivre dans la jungle du blogging de nos jours?

Influencer, c’est quoi au juste?
Selon moi, c’est donner envie à d’autres personnes de copier quelque chose afin d’en faire une norme établie. Déjà que, quotidiennement, il devient de plus en plus difficile de se singulariser. Entre les enseignes qui lancent des produits similaires, les coloris neutres qui prédominent dans les collections et, ce qui m’énerve par dessus tout : le noir érigé comme le saint Graal du chic!!! Dernièrement, je me suis rendue à une petite fête organisée par une blogueuse influente sur Marseille et j’ai constaté (presque avec effroi) qu’un grand nombre de ses lectrices portaient des fringues qu’elle avait recommandées en Instastorie la semaine précédente, comme une réunion de petits clones. C’était une chouette soirée mais assez effrayant de ne point pouvoir percevoir la singularité de ces personnes venues rencontrer cette chouette fille.

 

Alexas Fotos

 

Je ne peux m’empêcher de me demander en quoi est-ce bien que des nanas dans le vent servent de modèles au point que toutes veuillent leur ressembler coûte que coûte?
Il n’y a qu’à voir l’effet Kardashian. Ces filles, qui sont-elles à part de riches héritières, fans des réseaux sociaux et appréciant s’exhiber pour obtenir encore plus de pognon? En l’espace d’une petite décennie, elles sont devenues les égéries de la vulgarité ayant une aura quasi mondiale.
Je regarde régulièrement les Reines du Shopping, il n’y a pas une semaine où une participante ne veuille pas s’y comparer. Non mais Allo meuf!!!
Tu ne vois pas qu’elles sont mal fringuées, qu’elles n’ont aucune classe, et que seule la taille exponentielle de leur compte en banque font d’elles des « stars », le tout avec un QI de mollusque! En quoi est-ce donc valorisant de leur ressembler??? Je ne comprends pas trop ce principe, peut-être est-ce parce que je suis différente, que je ne fais les choses que pour moi, sans jamais me conformer aux regards des autres, mais il semblerait qu’une grande partie des gens ait besoin d’un modèle pour les aider à construire leur vie et à se positionner parmi autrui.
Alors il est vrai que la Société a tendance à nous caser dans des catégories : tu es soit une intello soit une bimbo mais difficilement les deux à la fois, autrement dit soit tu es intelligente (et sous-entendu quelconque voire moche) ou bien une bombe mais dépourvue de QI, tu es comptable ou artiste…

Bref, notre Société nous incite à devenir des clones, au choix parmi une liste de catégories prédéfinies auxquelles il faut parvenir à s’identifier… C’est tellement triste…
Ça me met tellement hors de moi. Ainsi, et nous pourrons le constater quotidiennement, les gens hors cases sont montrés du doigts, traités comme des nanties, des parias, et sont exclus. Mais a-t-on donc encore besoin que des influenceurs en carton nous disent comment nous habiller pour être tendance, quelle déco arborer chez nous pour plaire aux autres ou bien encore quoi manger pour respecter les dictats établis pour être « en forme »? N’en a-t-on donc pas ras la casquette de ne voir que des comptes identiques sur les réseaux sociaux, des filtres aseptisés, des décos épurées? Comme pour tout le reste, je ne respecte rien.

 

Auteur : Pixel2013

Je n’ai pas un feed lifté, je partage mon quotidien avec ses bons jours ou ses mauvais et je suis tellement fière de n’influencer personne!!!
J’espère que mon blog permettra d’inspirer, de donner des idées, de partager des bons plans et ne JAMAIS être le clone de quiconque.

 

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New life en Ardèche

Bonjour à tous,

Dans un article posté fin janvier, je vous parlais de mon envie de tout plaquer et de changer de vie. C’était devenu plus qu’une nécessité, c’était vital!

Je vous avais parlé de mon projet d’investir dans une Tiny House, un mode de vie très développé aux USA mais encore rare en France. Malheureusement, cela n’aboutira pas car il y avait au moins 2 ans d’attente et que je n’ai pas ce temps devant moi à l’heure actuelle. Je ne l’oublie pas, je le garde dans un coin de ma tête, un jour, peut-être…

Mais j’ai effectivement tout plaqué. En l’espace d’un mois, j’ai tout trié, vendu, fait mes cartons, stocké mes affaires dans un garage qu’on m’a prêté et j’ai rendu les clés de mon appartement fin mars dans lequel je vivais depuis plus de 14 ans! Je suis donc devenue officiellement SDF.

J’ai quitté Marseille pour l’Ardèche du sud, fief de ma famille maternelle. Jusqu’à fin juin, je sous-loue un gite touristique chez des voisins à un tarif préférentiel, le temps de trouver un job saisonnier. J’avais déniché un super poste, bien rémunéré, pour 6 mois. Manque de bol, suite à un soucis d’amiante dans le local, il n’ouvrira peut-être pas cet été (alors que ça fait 33 ans que ça existe)…

Rassurez-vous, je ne vais pas rester à la rue bien longtemps, on va construire un garage/atelier sur le terrain de ma mère avec un espace habitable avec un salon/cuisine en bas et une chambre/sdb en mezzanine. Finis les loyers qui amputent ton budget et qui ne te permettent pas d’avoir des loisirs ni de voyager!!! Les travaux de terrassement vont démarrer la semaine prochaine. Les murs devraient être monté d’ici le 20 mai et ce sera hors d’eau environ à la mi-juin. Prions pour pouvoir y camper cet été car avec la forte activité touristique, c’est quasi impossible de se loger à cette période de l’année 🙂

Futur jardin

 

Terrain sur lequel sera le bâti

 

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Mon boitier photo n’est pas une arme, bordel

Un petit article coup de gueule sur l’envers du décors d’un blog mode…

Inutile de vous préciser que pour vous montrer des looks, nous devons nous prendre en photo. Deux options s’offrent à nous : trouver une généreuse personne disponible pour nous shooter sous toutes les coutures ou bien le faire de part nous même à l’aide d’un trépieds et d’une télécommande.

J’ai opté pour la deuxième solution car je n’ai pas toujours une personne dévouée sous la main, d’autant plus que la plupart de mes ami(e)s s’en fichent bien de mon blog et je n’ai pas envie de les embêter avec ça, que ça deviennent une contrainte pour eux. Surtout que nous n’avons pas forcément les mêmes horaires/disponibilités, qu’il faut prendre en compte aussi les facteurs luminosité/météo, bref c’est compliqué.

Lorsque j’ai lancé le blog il y a 6 ans, nous étions deux donc c’était plus simple. 6 mois plus tard, je me suis retrouvée seule et j’ai collaboré avec d’autres blogueuses marseillaises dont Linda « Lovalinda« , puis Manon « C quoi la mode« . Mais elles sont parties vivre à l’étranger toutes les deux.

Ayant un job chronophage et travaillant souvent en décalé (WE, fériés), j’ai fini par me rabattre sur le trépieds afin d’être certaine de pouvoir publier régulièrement du contenu. Seulement voilà, lorsque j’ai choisi cette option, je m’attendais à avoir des soucis techniques (bien que je sache les résoudre, étant photographe de formation) mais je ne m’attendais pas à être aussi régulièrement agressée pour parvenir à mes fins!!!

Si j’ai décidé de vous en parler aujourd’hui, c’est suite à une énième confrontation, juste avant mon déménagement, avec une voisine en plus!!!! J’étais vraiment énervée, dépitée et je demeure sceptique : comment au 21ème siècle, à une ère où tout un chacun vit greffé à son smartphone, un simple appareil photo sur un trépied peut produire autant d’animosité chez les gens? De quoi ont-ils peur?
Que l’on vienne me voir pour comprendre ce que je fais, ok, j’ai pris l’habitude de devoir expliquer, montrer quelques images enregistrées, cela ne me dérange pas sur le principe si les gens se montrent polis/curieux, bien que ça me fasse perdre du temps car pendant que j’explique, la lumière change et je dois recommencer mes réglages avant de ne pouvoir poursuivre.

Auparavant, j’explorais des ruelles peu passantes ou des points de vues sympas pour vous proposer un cadre plus agréable mais j’y ai renoncé lorsque je suis seule. On m’a menacé avec des pelles/pioches/balais/véhicules (de me frapper, m’écraser ou de détruire mon matériel), d’appeler les flics (ce à quoi je réponds toujours « oui avec plaisir » car je n’ai rien à me reprocher), sans compter les injonctions verbales bien gratinées (je ne me laisse pas faire, si on me manque de respect, je ne suis pas du genre à prendre des gants pour rétorquer et ça dégénère rapidement)…

Depuis 2 ans, je shoote mes looks le plus rapidement possible juste en bas de chez moi, dans une impasse, devant un mur neutre entouré de garages. Cela faisait 14 ans que j’habitais le même immeuble, je pensais bêtement que ça pouvait me conférer une certaine légitimité. Et bien non. Par deux fois, j’ai été agressée verbalement par des voisins.
Le premier, propriétaire de l’immeuble d’à côté car j’osais me servir de SON mur comme fond (heu pardon, c’est un mur banal donnant dans une rue, construit sans permis en plus, hein si tu veux qu’on en parle, on peut…).
Et alors là, le comble, une dame qui habite un bâtiment donnant sur une autre impasse, à 100 mètres de là, a pris l’initiative de sortir de chez elle, de traverser tout le quartier pour venir me demander ce que je faisais car ça la dérangeait de me voir faire des photos depuis sa fenêtre! Elle avait un ton hyper agressif et j’avoue que je n’ai pas fait preuve de politesse à son égard, elle a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, je lui ai dit de s’occuper de ses fesses, de me laisser bosser, que je ne me permettais pas de lui demander où elle allait lorsque je la croisais dans la rue et que je n’avais pas de rapport à lui rendre sur mes activités.

Pourquoi l’appareil photo est-il aussi mal perçu? Ce n’est pas une arme? Juste un carnet de note virtuel numérique permettant de fournir des illustrations bordel! Cadrer n’est pas viser! D’autant plus que n’importe quel badaud se rendra compte rapidement que le sujet central, c’est moi, mes fringues, bijoux, sac à main, chaussures, rien de bien passionnant au final, enfin, pas de quoi polémiquer et partir dans des confrontations menaçantes.

 

L’objet du délit : le fameux mur de fond, pas de quoi fouetter un chat…

Espérons qu’avec mon déménagement à la campagne, je ne sois plus confrontée au même soucis et que les gens se montreront plus civilisés.

 

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