Pourquoi je n’aime plus l’été comme auparavant

Un matin, je me suis levée, j’ai ouvert mes volets et je me suis assise en terrasse pour prendre mon petit déjeuner. Et en cet instant précis, il s’est passé quelque chose que je ne saurais expliquer, comme une réminiscence du passé, je me suis dit que cette journée correspondait parfaitement au souvenir que j’avais des douces journées d’été de mon enfance. Celles où il fait chaud, mais une chaleur saine, sèche, diffuse, pas de celles où tu te retrouves en sueur passé le seuil de la porte, et que tu as fait plus de trois pas dehors.

Et là, ce fut un peu le choc de constater que l’on était qu’au printemps, que ce n’était pas normal qu’il n’y ait plus de vraie saison comme avant. Parce que voyez-vous, je suis nostalgique de ces journées où tu pouvais rester à la plage une journée sans avoir l’impression de crever au bout de 2 heures, où en période estivale, tu pouvais prévoir des randonnées, des pique-nique sans avoir à te soucier de la canicule, des invasions d’insectes ou autres. Maintenant, je vis l’été comme une contrainte, la saison où tu as envie de faire pleins de choses mais où tu ne peux pas, parce que la nature, ton environnement proche t’en empêche…

 

Image par Soorelis de Pixabay

 

J’habite dans le sud.
Après 15 ans de réjouissance sur Marseille, la vie m’a conduite à prendre mon baluchon pour me poser en basse Ardèche, le pays que nos anciens qualifiaient de paradis terrestre.
Et pour y avoir passé la plus grande partie de mes vacances, je ne peux qu’abonder dans leur sens, cela l’était…
Bien entendu, c’est toujours aussi beau mais, avec le changement climatique, c’est plutôt devenu l’enfer!!!

L’été dernier, nous ne sommes pas parvenus à manger une seule fois dehors, pas un jour en 3 mois!!!

Nous avons été envahis de bestioles :
chenilles qui te tombent dessus, ou dans ton assiette,
pyrales du buis, (ma pire ennemie), qui te foncent dessus par centaine pour finir écrasées dans ta nourriture,
mouches d’herbe (sorte d’aoûtats) qui te laissent des cloques dures sur la moitié du corps pour une semaine
⇒ Les criquets verts (et/ou mantes-religieuses, au choix)) qui te sautent dessus… Ceux-là, j’en ai trop peur!
⇒ les bonnes grosses mouches, celles que tu tentes de chasser en continue et qui se posent toujours sur toi,
⇒ et bien entendu, comme si cela ne suffisait pas : les moustiques par milliers (non, je n’exagère pas).
Je vais être sympa, je t’épargne les scorpions, les serpents et les araignées poilues qui tentent de te grimper dessus! Et les sangliers qui t’empêchent de sortir dès la nuit tombée.
Et les cigales qui chantent tellement fort que tu as l’impression d’avoir un concert de hard rock dans ton jardin…

Quand je parle d’invasion, ce n’est pas un euphémisme, cela en était au point où le temps de fermer les volets, il rentrait dans la pièce environ 80 pyrales et 60 moustiques (bonne nuit au passage avec toute cette smala dans ta chambre à 2h du mat). On a passé nos journées à chasser les bêtes pour parvenir à dormir 3 heures maximum, le plus souvent en tombant de fatigue au petit matin… Nous avons cherché des moustiquaires pour les fenêtres mais comme nous n’étions pas seuls à avoir eu la même idée au même moment, il y a eu une rupture de stock dès fin juin!
Cette année, on y a remédié, enfin partiellement car toutes nos fenêtres ne sont malheureusement pas équipables….

Mais les 41° degrés annoncés la semaine prochaine me donne envie de pleurer…

 

Alors vous pourrez comprendre que, dans ces conditions, je n’aime plus l’été, je le redoute même.

L’autre soir, je regardais les stories IG de Aude ( Little World of fashion) qui habite à côté de là où j’ai grandi. Elle racontait comment sa famille était prise au piège par les aoûtats, ce qui les rendait fous, impossible de dormir ni de s’en débarrasser. J’ai habité 15 ans à 10km de chez elle, je me suis roulée dans l’herbe toute mon enfance, je n’ai JAMAIS vu ces insectes!
Ces petites bêtes normalement présentes qu’en août, sous les chênes, ne respectent plus les saisons et ont modifié leur habitat naturel.

Image par Егор Камелев de Pixabay

Avec la mort de nombreuses espèces, d’autres prolifèrent car n’ont plus de prédateurs, la chaîne alimentaire a été rompue. C’est pareil pour le changement climatique, on le ressent au quotidien.
Il n’y a que des gens comme Trump et compagnie qui peuvent continuer à nier les faits. Tous les signes sont présents autour de nous, encore faut-il y prêter attention.

 

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Ce bruit assourdissant qui me tétanise

Bonjour, bonjour,

J’ai eu envie de prendre mon clavier pour vous faire part de réflexions que je me suis faites en voyant l’actualité cette semaine…

Je ne sais pas si vous avez vu, mais des députés se sont prononcés pour la suppression de certaines lignes intérieures aériennes, pour résumer, toutes celles pouvant être remplacées par un trajet équivalent en train, dans un délai similaire, sans correspondance (soit trajet en avion + 2h30). Soit disant pour des questions écologiques.
Cette proposition fait partie des amendements à la Loi d’orientation des mobilités, examinée à l’Assemblée Nationale.

Je ne vais pas vous dire si je suis pour ou contre cette idée, d’autant plus que je ne voyage jamais en avion en France donc je ne me sens pas vraiment concernée par le sujet. Ce qui me gêne par contre, c’est cette sensation qu’au fil des jours, des semaines, des mois, suite à des décisions incongrues prises le plus souvent par des gens vivant dans un monde parallèle,
on me prive d’une liberté : celle d’avoir le choix.
Oui, les courts trajets en avion polluent, c’est un fait, mais infiniment moins que les gros bateaux de croisière et là bizarrement ça ne pose pas de soucis environnementaux.
Ben non, voyez-vous, les croisiéristes consomment, ça rapporte beaucoup d’argent…
Pourtant, les Ports de Marseille & Toulon viennent de recevoir le triste palmarès de Ports les plus pollués d’Europe!

Je ne peux donc m’empêcher de penser que si ces lignes sont dans la ligne de mire des politiques, c’est aussi parce que cela arrange tout le monde qu’elles disparaissent (un article intéressant à ce sujet ici). Elles ne sont pas financièrement rentables. Souvent utilisées par quelques hommes d’affaires se déplaçant à la journée ou servant de correspondance, elles ne sont pas stratégiques.
Mais il serait mal vu que les compagnies aériennes les suppriment, ce serait donc tellement plus confortables qu’une loi le fasse pour elles…
Et plus pratique pour justifier un licenciement de masse (une suppression de 465 postes est déjà évoquée rien que pour Air France), sans avoir les syndicats sur le dos, voire une Grève…

 

Image par Sasin Tipchai de Pixabay

 

D’autant plus que cette réflexion arrive stratégiquement pile au même moment où la SNCF supprime des lignes secondaires.
N’ayant pas encore la possibilité de faire jouer la concurrence, le passager va se retrouver confronté à une impossibilité de choisir, ni en terme d’horaire et encore moins niveau tarifaire.
Car, autre tabou, il est parfois bien plus intéressant financièrement de prendre l’avion que le train. Selon les destinations, il en va du simple au triple!
Qui seront les vaches à lait : vous, moi, nous, mais pas eux. Pas ceux qui prennent ces décisions qui se déplacent avec un chauffeur ou un jet privé, la plupart du temps à nos frais.

Parce que l’écologie, elle a bon dos quand cela les arrange!
Lorsque l’on veut faire passer une mesure contestable, elle devient plus objective sous couvert de respect de l’environnement!

Bizarrement, la même semaine, Monsanto a appris une bien bonne nouvelle, il va pouvoir nous refiler sa merde de Glyphosate durant une durée indéterminée (à moins qu’on crève tous avant) car le gouvernement a fait marche arrière quant à sa suppression prévue sous 5 ans… Ce ne sera « pas possible« , « pas réalisable« , cela « impacterait trop l’économie« , sans autre forme de procès on enterre le projet mais on nous rassure en disant que l’on « n’a pas la certitude absolue que cela soit cancérigène« !!! Vraiment??? Ravie de l’apprendre, mais pour qui nous prend-on?

 

Image par Barrie Taylor de Pixabay

 

Dans un autre registre, dans ma région classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, on nous serine sur nos déchets, on nous interdit de faire des feux, on nous incite à moins nous déplacer, pour respecter l’environnement. Ok, je suis d’accord, mais alors pourquoi avoir autorisé les avions de l’armée à s’entraîner QUOTIDIENNEMENT, jusqu’à 3 heures par jour, dans une amplitude horaire de 9h à minuit, au dessus de nos têtes? Le kérosène, ça ne pollue pas? Le bruit et les nuisances que cela engendre ne sont-elles pas encore plus préjudiciables pour la population que le reste? Pour rappel, le Rafale brûle autour de 110 litres/min de carburant lorsque l’on pousse ses moteurs à fond (350 litres/min lorsque la postcombustion est enclenchée).
Ah, oui, ce carburant ne sera finalement pas taxé, ça ne doit donc pas coûté cher LOL! Pardon, c’est vrai, c’est payé par nos impôts donc ça ne leur coûte rien…

En attendant, à chaque passage au dessus de ma tête, le bruit assourdissant me tétanise… mes murs tremblent… c’est insupportable!!!
Je ne parle même pas des fois où ils franchissent le mur du son, cette sensation bizarre de fin du monde qui te fait frôler la folie.
Franchement, habiter la campagne, en pleine forêt, pour avoir finalement plus de bruit et de pollution qu’en ville, n’est-ce pas là une aberration???

 

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La qualité, est-ce une question de prix?

A l’heure d’une certaine remise en question quant à notre consommation vestimentaire, j’entends de plus en plus de filles dire privilégier dorénavant la qualité à la quantité. On effectue moins d’achats frénétiques en fast fashion au profit de marques plus « éthiques », avec comme objectif suprême, le made in France. Est-ce un simple effet de mode ou une réelle prise de conscience que notre société de consommation nous mène droit dans le mur? Je l’espère, mais parfois j’en doute…

On peut se poser la question : qu’est-ce que la qualité aujourd’hui?
En effet, de nombreuses entreprises ayant vu la tendance arriver se targuent de redorer leurs blasons de diverses manières, prônant l’éco-responsabilité à toutes les sauces..

  • Pub sur le fait qu’une partie de leur production soit locale (le fil à coudre peut-être?).
  • Perdre le client en martelant « conception française« , ce qui ne signifie pas que la réalisation le soit aussi.
  • Changement de nom (ni vu, ni connu).
  • Étiquetage de labels BIO, EOKO-TEX et tutti quanti (sans traçabilité fiable).
  • Justifiant leur production « RPC » par la promesse d’une pseudo éthique dans leurs usines auprès des ouvrières, sorties de la misère grâce à leur honorable aide (LOL),
    et en profitent pour royalement gonfler leurs tarifs.Après tout, si le client veut de la qualité, il doit être prêt aussi, en contre-partie, à mettre la main au portefeuille.
    Du côté du consommateur, il y a aussi l’idée sous-jacente selon laquelle un produit cher est forcément qualitatif…
    Malheureusement, ce qui était le cas du temps de nos grands-mères ne l’est plus à l’heure actuelle.

 

Auteur : Khiemmoshe

 

Il n’y a qu’à regarder les marques qui ont la côté auprès de la blogosphère : Maje, Claudie Pierlot, Sézane, Des petits Hauts, Sandro, des marques dites « milieu de gamme » bien trop onéreuses… pour du « made in China ». Leurs forces ne résident pas vraiment dans la qualité de leurs produits mais dans le marketing, la volonté de fédérer un communauté autour de la marque, comme un signe d’appartenance à un clan. Pourtant, en fouillant un peu sur le net, de nombreux témoignages émanent de la clientèle, parfois déçue d’avoir mis le prix dans un vêtement qui ne le vaut pas (déchirure des tissus, bouloches sur les pulls, rétrécissement au lavage auquel on ne peut pas protester puisque les étiquettes préconisent le lavage en pressing, même sur des tee-shirts en coton)… Je ne saurais que vous recommander la lecture de cet article très intéressant sur le manque d’éthique de ces marques.

Pire que cela, passant beaucoup trop de temps sur les réseaux sociaux, je ne peux que constater que la tendance touche malheureusement le monde très fermé du LUXE.
Chaussures à 590€ qui cassent au bout de 2 utilisations, sacs à 2000€ dont les cuirs se tachent de manière indélébile après juste une sortie sous le crachin, et un service client hautain qui reste de marbre face à toute ces déconvenues purement matérielles, ne pouvant être dues qu’à une mauvaise utilisation de la part du consommateur ignorant. Mais bon, la redondance des témoignages de ces personnes ayant voulu s’offrir un article haut de gamme une fois dans leur vie, et tombant de haut, ne peuvent plus prêter à confusion. Il n’y a pas que des mauvaises utilisations, il y a un déclin qualitatif inexplicable au vue des tarifs prohibitifs pratiqués dans la filière, d’autant plus qu’ils ne cessent d’augmenter.

 

Auteur : Terri Cnudde

Le tarif pratiqué par les marques, aussi haut de gamme soient-elles, n’est donc plus une garantie qu’un article va durer dans le temps.
Au final, on paie une griffe (appartenance au clan, tout ça, tout ça), un design original (souvent copié par AliExpress), un couturier reconnu et rien d’autre.

A présent, mieux vaut donc privilégier le seconde main pour les articles onéreux, c’est triste à constater, mais cela permet de les payer au juste prix.
Si l’on veut vraiment se targuer d’avoir une consommation éthique, privilégions les petits créateurs locaux, quitte à scruter les ventes privées pour pouvoir se les offrir occasionnellement.

 

 

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