10 years challenge

Si vous parcourez les réseaux sociaux, vous aurez pu entrapercevoir le challenge « 10 years challenge » 2009/2019, avec un avant/après. Beaucoup de gens se sont focalisés sur les photos, décriant ce défi, le spécifiant de « débile » ou « culpabilisant ».
Tous ceux que j’ai vu sur IG m’ont semblés, au contraire, captivants, pertinents, émouvants aussi parfois. C’est toujours intéressant de constater le parcours que l’on peut effectuer en une décennie.

Je n’avais pas forcément l’intention d’y participer, puis je suis tombée par hasard sur de vieilles images en triant un disque dur externe.

En 2009, j’avais 29 ans.
Ça m’a semblé bizarre de me revoir, de me reconnaître tout en constatant que j’ai bien changé… surtout physiquement. Oui, la maladie ça ne pardonne pas. Avec ma thyroïde défaillante, il y a 25kg de différence entre cette période et aujourd’hui. Et même si je ne suis pas fâchée avec mon corps, que je m’accepte avec mes rondeurs, je suis nostalgique de mon petit 38 qui me permettait de pouvoir porter bien plus de choses qui me plaisent que ce que je ne peux le faire actuellement.

 

En 2009, j’ai connu le chômage pour la première fois de ma vie. Professionnellement, je venais de me faire licencier d’un job en CDI… en 24 heures. Ce fut un tsunami. Mon employeur venait de m’inciter 6 mois plus tôt à prendre un crédit pour une voiture neuve, me promettant une augmentation conséquente. Il me félicitait de la qualité de mon travail. Puis, il a fait de mauvais placements financiers. Il a voulu changer de voiture de fonction (une Maserati) pour un modèle plus haut de gamme, la différence de coût pour l’entreprise étant égale à mon salaire annuel, il m’a harcelée et jetée dehors comme une merde. J’ai été mise au placard (privée d’ordi, de téléphone, de web, de contacts avec les autres employés), menacée parce que je ne voulais pas me laisser faire et signer n’importe quoi…

 

Passée la violence du choc émotionnel, j’ai su bien occuper le temps libre qui s’offrait à moi. J’ai monté une structure culturelle que j’ai dirigée plusieurs années. Nous avons fait de beaux partenariats, répondu à des commandes d’État, c’était épuisant mais passionnant de pouvoir renouer avec mon métier de base :
la photographie documentaire/ la presse.
C’est aussi l’année où j’ai aussi ouvert mon premier blog « humeur » que j’ai tenu jusqu’en 2014.

Je ne vais pas vous dire que ma situation professionnelle s’est améliorée car ce n’est pas le cas. J’en ai d’ailleurs fait 5 articles vous résumant bien mon parcours chaotique sur le blog intitulé les tribulations d’une employée corvéable.
En 10 ans, j’ai connu des errances, j’ai travaillé dans pas moins de 9 sociétés différentes, entrecoupés de périodes de chômage, plus ou moins longues.
En 2015, après avoir subi un lourd harcèlement moral de la part de mon boss, j’ai fait un gros burn out.
Cela m’a permis de comprendre ce que je n’accepterai plus jamais dans ma vie pro : du stress, des agressions verbales quotidiennes, que l’on me dévalorise, qu’on me prenne pour une quiche…
Au final, l’argent, je m’en fous. Je préfère m’en passer que de me sentir mal, de n’être pas respectée, d’être harcelée.

 

Je préfère me concentrer sur les belles rencontres réalisées dans ce laps de temps que sur ceux qui n’ont été que de passage dans ma vie, qui n’étaient qu’intéressés…
Des « amis » j’en ai perdus, beaucoup… Lorsque l’on n’a pas le même rythme de vie que les autres, on se confronte souvent à une incompréhension et le ménage se fait rapidement dans ta vie.
Je suis fière de partager de bons moments avec ma Mélanie (on se connaît depuis la 6ème), même si on ne se voit pas souvent, c’est comme si on s’était quittée la veille.
Merci à mes deux Justine (de Lyon & Marseille) de m’offrir des bons moments de rigolade, des journées shopping endiablées ou des soirées mémorables.
Merci à mes ex-collègues de travail avec qui on refait souvent le monde…
Merci à tous ceux que je vois peu, mais qui, grâce aux réseaux sociaux, restent ancrés dans ma vie quotidienne.
Merci aux copines d’enfance, je sais que certaines me lisent par ici…

J’ai aussi fait de belles rencontres grâce au site Peuplade, que cela soit sur Paris ou sur Marseille. Ayant fait partie des membres « organisateur » dès 2009, je suis toujours en contact avec la plupart des gens de tous âges rencontrés sur cette plate-forme communautaire (François, Magali, Alex, Serge, Sylvia, Cadette, Alix, Noëlle, Dédé, Claude, Enzo et tant d’autres)… Merci à Nathan Stern, sociologue parisien, d’avoir eu l’idée géniale de créer ce réseau social permettant de rassembler les habitants d’un même quartier autour d’activités communes. Je me souviens des dîners « silent party », de soirées en tenues de cérémonie « tapis rouge » sur la plage, des sorties patinoire du vendredi soir, d’un réveillon dans un château fermé au public, d’un Halloween au resto tous déguisés, les concours de gâteaux dont j’étais une jury pas du tout intéressée, d’un pique-nique « galettes des rois » où on s’est retrouvés à plus de 70 personnes à la plage avec un mistral glacial à Marseille, et la sardinade géante offerte un dimanche midi par des SDF que nous avions nourri avec nos restes de pique-nique chaque WE (ils travaillaient pour des pêcheurs et étaient tellement fiers de nous inviter)! J’ai fait venir des parisiens à Paris-plage (c’était un vrai défi), on a mangé du saucisson en terrasse sous la neige, on a même échangé nos apparts pour les vacances. Mais parlons aussi entre-aide : grâce à la peuplade de l’emploi, j’ai pu aider des gens perdus à reprendre le chemin du travail, ou des cagnottes ayant rendues un chauffe-eau, remplies des frigos trop vides ou aidées à remeubler des familles démunies… Et les diners d’Enzo à Paris pour offrir des repas chauds aux sans-abris… Les cantines de Cadette ayant une liste d’attente de plus de 50 personnes en moins de 5 minutes… Tous ces échanges entre marseillais et parisiens, c’était formidable…

 

Côté famille, certains ont choisi, pour des raisons qui leur sont propres, de briser les liens et de me tourner le dos à jamais, sans autre forme de procès. D’autres se montrent juste indifférents à mon sort…
Je pars du principe qu’on ne peut forcer personne à nous aimer… Rien ne sert de courir après des gens qui ne nous acceptent pas tel que nous sommes, c’est du temps de perdu que de s’y accrocher, c’est reculer pour mieux sauter…

Bref, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Le plus important c’est d’apprendre à s’écouter et à bien s’entourer.

Et vous, avez-vous fait le bilan de cette décennie passée???

 

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L’envers du miroir

Bonjour, bonjour,

Voici un petit post humeur afin de partager avec vous ma décontenance en découvrant le vrai visage d’une blogueuse que je suivais depuis des années… Plus que déçue, j’ai été profondément choquée de découvrir une autre personne, l’envers du décors. J’avoue que ses posts étaient tellement haineux sur Twitter que j’ai cessé de la suivre sur ce réseau ; chacuns d’entre eux me donnaient la nausée.
Le pire c’est que j’admirais vraiment son travail, ses looks, sa créativité!

Ne polémiquons pas, je ne citerais pas de nom par ici, ce n’est pas le but de cet article que d’en faire un défouloir contre elle.

J’utilise mes réseaux sociaux de différentes manières. Je cherche de l’inspiration sur IG, j’informe sur FB et je me sers de Twitter pour gazouiller, parler de tout et de rien avec des copains, comme des inconnus. Je suis inscrite sur cette plateforme depuis 2009. Avec 10 ans de recul, je suis bien placée pour savoir qu’on y trouve de tout, du bon comme du nauséabond. Une bonne astuce pour éviter d’y lire de la merde, ne suivre que des comptes que l’on apprécie, des amis, des amis d’amis, bref demeurer dans un cercle restreint de gens ayant des activités proche des nôtres.

Tout est parti du mouvement des gilets jaunes. Grand sujet de débats des derniers mois.
Cette blogueuse affichait clairement son admiration pour les policiers qui tabassaient les GJ, qu’elle qualifie « de minables dépourvus de cervelles », de « fainéants », de « parias de la société méritant de finir leurs jours dans la misère »… Elle se considère comme appartenant à « l’élite » de la Nation… Pourtant, je vais être mauvaise langue, je sais, mais il y a encore beaucoup trop de fautes d’orthographe dans ces dires pour mériter cette qualification auto-proclamée…

Je réagis rarement aux posts malveillants car c’est souvent tendre la joue pour se faire battre et voir la haine se retourner gratuitement contre nous. Mais comme je la connaissais depuis longtemps, j’ai voulu modérer ses propos, donner mon point de vue, après tout, cela peut arriver à tout le monde, sous le coup de la colère, de dire des choses violentes que l’on ne pense pas forcément. Sauf qu’en creusant, j’ai découvert qu’elle assumait parfaitement ses pensées.
Selon elle, on ne peut légitimement pas demander plus d’argent si on n’est rien (=quelqu’un n’ayant pas fait de grandes études). Soit on bosse plus ou on se contente de peu, si malgré tout on ne parvient pas à s’en sortir, on ferme sa gueule, c’est qu’on est un looser…

Je vais vous partager quelques posts (que j’ai anonymisé)…

 

 

 

J’accepte parfaitement qu’une personne puisse avoir des avis divergents des miens, il faut de tout pour faire un monde. Ce que j’ai du mal à tolérer, c’est qu’une personne aussi intelligente et cultivée, issue d’une école prestigieuse, puisse avoir des opinions aussi dégradantes d’autrui. On pourrait presque déceler un comportement de psychopathe! Lorsque tu lis son blog, tu as l’impression d’être face à une personne douce, sensible alors que sur Twitter elle montre un visage méprisant, haineux, hautain, totalement dépourvu d’empathie. C’est très déstabilisant d’être confronté à une double personnalité publique/privée.

Après je tiens à préciser que je n’écris pas cet article sur le coup de la colère, notre discussion a été plutôt cordiale malgré notre désaccord, elle ne m’a ni agressée, ni a été désagréable avec moi, elle a exposé ses points de vues et moi les miens.

N’empêche que l’envers du miroir est vraiment nauséabond. Je vais avoir des difficultés à consulter son blog avec la même innocence qu’auparavant, je ne percevrais ses articles plus jamais comme avant car je saurais  désormais lire entre les lignes…

 

 

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Comment réduire ses déchets

Comme vous le savez certainement, j’ai déménagé en Ardèche en avril 2018.
Je vis donc au cœur d’une zone touristique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Dès 2019, je vais devoir changer mes habitudes concernant mes déchets car je vis dans une zone test en France où l’on doit produire le moins d’ordures possibles (ou alors on le sentira passer sur la facture).

 

Nous recyclons déjà le verre, le papier, les cartons, le plastique, l’alu, les boites de conserves…
A cela vont s’ajouter : les pots de yaourt, les films alimentaires, les plastiques mous, les emballages alimentaires (même souillés), bref de quoi réduire drastiquement ta poubelle!

Les bouteilles en plastique peuvent être ramenées au supermarché du coin. Nous avons une machine qui te les récupèrent contre 1cts/bouteille, en échange de bons de réduction déductibles des courses.


Chaque habitant est prié d’utiliser un composteur (ou des poules) pour les déchets organiques.
J’en ai construit un avec du bois jeté par mes voisins et des palettes abandonnées. Si ça vous intéresse, je vous ferais un article spécifique.

 

Ainsi, une famille de 4 personnes ne devraient plus produire qu’un petit sac de 30L/semaine. Tout sera contrôlé par une carte magnétique nominative.

La question que je me pose : est-ce envisageable et adaptable à l’ensemble du pays?
Sans vouloir être défaitiste, je ne pense malheureusement pas… Tellement de gens ne sont pas conscients que ce qu’ils mettent à la poubelle ne disparaît pas par magie. Il ne suffit pas de ne plus voir les choses pour qu’elles cessent d’exister. Qu’ils soient enfouis ou brûlés, la pollution que cela engendre nous est préjudiciable.

Quoi qu’il en soit, je vous donne mes quelques astuces pour réduire mes déchets au quotidien.

LES COURSES :

Tout commence au moment de faire mes courses.
Si je vais au marché, j’emporte un cabas pour tout ranger. Je ne demande jamais de sacs en plastique. Pour mes légumes & fruits, je les pose en vrac dans mon cabas. Pour les choses fragiles (framboises, fromages), j’amène un emballage de chez moi à l’avance ou à la limite j’accepte un emballage en papier. Idem si je vais faire du shopping en ville, j’ai toujours un tote bag sur moi.

Au supermarché, je privilégie les articles qui ne sont pas sur-emballés. Plutôt que d’acheter du jambon sous blister, je vais au rayon charcuterie avec découpe… J’avoue que c’est un domaine encore difficilement maîtrisable, surtout lorsque l’on voit des produits bio mis sous plastique…
Heureusement, il y a de plus en plus de vente en vrac (pâtes, riz, fruits secs…).

 

La CUISINE :

J’ai investi dans de bons tupperwares pour ranger les articles fragiles, ou mettre les restes alimentaires. J’ai banni le film alimentaire et l’alu. Pour le micro-ondes, j’ai acheté une cloche. Pour faire cuire des mets au four, j’opte pour des plats en terre ou en silicone, lavables. Je vais acheter des tissus cirés, il parait que c’est bien pour conserver les aliments ouverts.
Pour le vrac, je privilégie le stockage dans des bocaux en verre.
J’ai investi dans un beau service en mélaminé pour les pique-nique ou sorties en extérieur.
J’amène toujours mon verre aux fêtes de villages (d’ailleurs ici il est toujours consigné à 2€ si on en a pas)…

La SDB :

J’ai acheté des cotons lavables pour me démaquiller.
Inévitable lorsque l’on est une femme, les produits d’hygiène féminine prennent une bonne place dans nos déchets mensuels. J’ai acheté des serviettes lavables en magasins bio ainsi que des éponges menstruelles. Je pense aussi tester prochainement les culottes lavables.

Le MÉNAGE :

J’utilise peu de produits car je fais des allergies et puis j’ai une fosse sceptique donc javel interdite!
Je privilégie la vapeur. J’ai un balai vapeur pour le sol + un appareil pour les sanitaires/plaques/four avec des embouts différents.
Pour mes vitres, je vais m’acheter l’appareil type Karcher, ça fait aussi pour les parois de douche/carrelage. Ainsi, avec ces astuces, j’économise l’essuie-tout et les éponges jetables.

Seul bémol, c’est mon point faible, je me mouche énormément, toute l’année, et je ne suis pas encore prête à me mettre au lavable dans ce domaine… A voir si je peux en faire un compost spécifique dans mon jardin (la chance de vivre à la campagne)…

Sur beaucoup de point, j’utilise ces techniques depuis des années et ça m’énerve de voir des copains/collègues de boulot me traiter d’écolo juste parce que je trie depuis toujours. Je ne me sens pas écolo pour deux sous : je roule à l’essence, je n’achète pas toujours équitable, j’essaye juste de réduire mon impact au strict minimum. J’ai été agréablement surprise lorsque j’ai intégré la société PYLONES pour un remplacement car ils étaient très très calés sur la question!

Et vous, faites-vous attention à ce que vous jetez?

 

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